Alimentation & santé

Colique chez le cheval : tout savoir pour mieux prévenir et agir
Colique chez le cheval : tout savoir pour mieux prévenir et agir
Qu'est-ce que la colique ?
La colique chez le cheval est une forme de douleur abdominale. Des blocages, crampes, accumulations de gaz ou déplacements peuvent apparaître à divers endroits du tube digestif, provoquant souvent une colique.
Quels types de coliques existe-t-il chez le cheval ?
Il existe différents types de coliques, et il n'est pas toujours facile de les distinguer. Le cheval montre parfois des signes très clairs qu'il souffre, mais d'autres fois les symptômes sont minimes. Voici les types de colique les plus courants :
Colique gazeuse
Normalement, les gaz sont éliminés par les vents. Lorsqu'ils ne peuvent pas être expulsés, par exemple en cas d'accumulation ou de blocage partiel de l'intestin, une colique gazeuse peut apparaître.
Colique par obstruction
Cela se produit lorsque les intestins sont obstrués par de la nourriture, souvent parce que le cheval a mangé trop de paille, n'a pas suffisamment mâché son aliment ou n'a pas assez bu.
Colique par sable
Si le cheval ingère trop de sable, par exemple en broutant sur une parcelle avec peu d'herbe ou lorsqu'il mange du fourrage directement sur le sol, le sable peut s'accumuler dans les intestins et provoquer une colique.
Colique de crampes
Le stress (chronique) ou des changements soudains dans la gestion du cheval, comme une modification d'alimentation ou de logement, peuvent entraîner des crampes intestinales.
Causes possibles de la colique
Les causes de colique peuvent être multiples : infestation parasitaire, problèmes dentaires, accumulation de sable, inflammation ou paralysie de l'intestin. Des aliments moisis ou avariés peuvent aussi être en cause. D'autres causes liées à l'alimentation incluent :
Un régime pauvre en fibres (fourrage) et/ou trop riche en amidon
Un changement d'alimentation trop rapide, aussi bien pour les concentrés que pour le fourrage
Une herbe de printemps très sucrée
Une consommation excessive de paille
Symptômes de colique
Un cheval souffrant de colique semble souvent apathique ou au contraire très agité. Tous les symptômes ne sont pas toujours présents, mais si votre cheval présente certains des signes suivants, il pourrait s'agir d'une colique :
Perte d'appétit
Se roule ou s'allonge puis se relève régulièrement
Regarde ses flancs ou donne des coups de sabot au ventre
Sue et semble fébrile
Fréquence cardiaque et respiratoire élevée
Les symptômes d'une colique par obstruction peuvent ressembler à ceux d'une colique par gaz ou sable. Le comportement seul ne permet donc pas de déterminer le type de colique.
Que faire si votre cheval a une colique ?
Si vous suspectez une colique, contactez immédiatement le vétérinaire et décrivez précisément les symptômes. Si vous pouvez mesurer la fréquence cardiaque de votre cheval : plus elle est élevée, plus la situation est urgente.
Pendant que vous attendez le vétérinaire, vous pouvez donner à votre cheval Pavo IntestoFin. Cette combinaison d'huiles peut aider à réduire naturellement les crampes et à soulager la douleur.
Si possible, faites marcher le cheval pendant 15 à 30 minutes, tant qu'il ne représente pas de danger pour vous ou lui-même. En cas de colique sévère, placez-le dans un paddock ou une carrière sécurisée. Le fait de se rouler n'aggrave généralement pas la colique. Dans tous les cas, n'attendez pas : la colique peut être mortelle.
Conseils pour prévenir la colique
Bien que la colique ne soit pas toujours prévisible, certains gestes peuvent aider à la prévenir :
Ne changez jamais brusquement l'alimentation. Faites-le progressivement, y compris pour le fourrage.
Adaptez la ration à l'effort fourni et veillez à ce que le cheval reçoive assez de fourrage et fasse suffisamment d'exercice.
Il est conseillé d’éviter les grandes quantités de concentrés riches en amidon (maïs, blé) et de privilégier une alimentation fractionnée et calme.
Faites toujours tremper la pulpe de betterave avant distribution (ex : Pavo SpeediBeet, Pavo FibreBeet).
Soutenez la fonction intestinale avec Pavo GutSecure ou Pavo GutHealth. Ce dernier contient des ingrédients 100 % naturels pour nourrir les bonnes bactéries du système digestif.
Ayez toujours Pavo IntestoFin à l'écurie, pour intervenir rapidement en cas de troubles digestifs légers.
Vérifiez régulièrement la présence de sable dans les crottins. Si nécessaire, administrez Pavo SandClear.
Assurez un bon déparasitage et un suivi dentaire régulier.
Conseils alimentaires après une colique
Après un épisode de colique, la ration doit être reconstituée progressivement. Commencez avec de petites quantités de foin. Vous pouvez compléter avec Pavo SpeediBeet, Pavo GrainFreeMash, Pavo FibreNuggets et des huiles pour favoriser le transit. Si votre cheval a perdu de l'état, Pavo FibreBeet peut être utile, enrichi en luzerne et fibres de haute qualité.
Un complément comme Pavo GutHealth peut également aider à restaurer la flore intestinale. Ce produit 100 % naturel a été développé pour soutenir la digestion et rééquilibrer la population de bactéries intestinales.
Récupération après une chirurgie de colique
Une opération de colique est lourde et comporte des risques. Une fois la plaie guérie, la réhabilitation commence par de la marche. Après trois mois, le cheval peut reprendre un travail léger si tout se passe bien. Au bout de six mois environ, un retour à l'entraînement normal est envisageable, en fonction de sa récupération.
Alimentation & santé

Faire grossir un cheval trop maigre
Suivez ces étapes pour identifier la cause et ajuster son alimentation de façon sûre et efficace.
1. Faire une analyse de sang et de crottins
Si le problème ne vient pas uniquement de l’alimentation, faites réaliser un bilan sanguin pour écarter les causes organiques : fonctionnement du foie, reins, système digestif, ou infection (inflammations, virus…). Une analyse de crottins permet aussi de détecter la présence de parasites ou de sable.
2. Vérifier les dents
Des dents en mauvais état empêchent une bonne mastication, ce qui freine la digestion. Faites examiner la bouche par un vétérinaire dentiste. Les chevaux âgés ont souvent du mal avec les fibres longues comme le foin. Pavo SeniorFibre, un mélange de fibres courtes, est plus facile à mâcher et peut remplacer le foin ou l’enrubanné.
Si les résultats sont normaux, un plan alimentaire adapté peut être mis en place. Consultez un vétérinaire ou les conseillers Pavo.
3. Fournir un fourrage de qualité
Le foin de mauvaise qualité ou la paille grossière ne fournissent pas suffisamment d'énergie. Choisissez du foin ou de l'ensilage nutritif et non ligneux. Les valeurs nutritionnelles varient considérablement d'un lot à l'autre. Faites analyser votre foin pour connaître sa teneur en sucre, en protéines et en énergie.
Matière sèche : un bon enrubanné doit contenir 65–70 % de matière sèche
Énergie : une valeur d’environ 0,65 EWpa (Énergie Cheval) est recommandée
Protéines digestibles (VREp) : ~ 78 g/kg MS
Si votre fourrage provient d’un sol pauvre ou non fertilisé, un complément équilibrant en minéraux peut être nécessaire.
4. Donner du fourrage à volonté
Un cheval maigre doit avoir accès en continu au fourrage. Cela stimule la mastication, la digestion et la reprise de poids. En cas de manque de fourrage, utilisez Pavo FibreNuggets : des granulés de fibres, de qualité constante, adaptés à tous types de chevaux, y compris les séniors.
5. Offrir du pâturage
L’herbe fraîche est plus riche en énergie et protéines que le foin. Le pâturage est donc un excellent moyen de favoriser la prise de poids. En hiver, les chevaux sont souvent moins dehors, et la valeur nutritive de l’herbe chute. Soyez également attentif au taux de fructanes, notamment chez les chevaux sensibles aux sucres.
6. Choisir des granulés extrudés ou mueslis soufflés
Privilégiez les aliments hautement digestibles, comme ceux à base de céréales soufflées, dont l’amidon est plus facilement absorbé. Exemple : Pavo SportsFit. Grâce à la cuisson sous pression, l’amidon est mieux digéré dans l’intestin grêle, réduisant la formation de toxines dans le gros intestin.
7. Intégrer de l’huile ou un aliment riche en matières grasses
Les huiles végétales sont une source d’énergie durable. Elles favorisent la prise de poids sans exciter. Ajoutez par exemple Pavo OmegaFit ou Pavo LinseedOil à la ration. Ou optez pour des aliments/enrichissements plus gras : Pavo SportsFit, Pavo Performance, ou des toppings comme Pavo TopSport ou Pavo RiceBran. Pavo 18Plus est également formulé pour les chevaux âgés. En guise de récompense chaude et appétente : pensez à Pavo SlobberMash.
8. Adapter la ration au travail fourni
Une intensité d’entraînement trop élevée non suivie d’une ration adaptée entraîne une perte d’état. Entraînement = besoin accru en énergie et protéines. En cas de déficit, changez d’aliment pour un plus riche, ou ajoutez un complément comme Pavo TopSport ou Pavo RiceBran.
9. Apporter suffisamment de protéines
Les aliments pour juments gestantes, allaitantes et jeunes chevaux sont plus riches en protéines. Donner un aliment comme Pavo PodoLac peut donc aussi convenir à un cheval maigre, car il favorise la masse musculaire.
Les chevaux âgés digèrent moins bien les protéines : ils ont besoin d’un apport plus élevé pour conserver leur poids et leur musculature. Pavo 18Plus contient un taux de protéines élevé, spécialement conçu pour les séniors.
Si vous ne voulez pas donner plus de concentré, utilisez une source exclusive de protéines comme Pavo ProteinPlus. Enfin, pour les chevaux amaigris, Pavo WeightLift est une excellente option : sans céréales, mais très riche en fibres et protéines.
10. Favoriser la digestion avec de la pulpe de betterave désucrée
La pulpe de betterave désucrée, comme Pavo SpeediBeet, est une source d’énergie lente idéale. Elle contient de la pectine, une fibre soluble encore plus digestible que la cellulose. Elle soutient les bonnes bactéries intestinales (effet prébiotique).
Si votre cheval a un appétit réduit ou des problèmes dentaires, Pavo FibreBeet est plus adapté : un mélange de SpeediBeet et luzerne pour un apport protéique supérieur. C’est un “engraissant” sûr et sain, idéal pour les chevaux maigres, âgés ou avec une mauvaise musculature. Ces deux produits doivent être réhydratés avant distribution (15 min à l’eau chaude, 45 min à l’eau froide), ce qui les rend adaptés aux chevaux ayant des problèmes dentaires.
Ce qu’il ne faut surtout PAS faire
On entend parfois que donner du maïs concassé, ensilé ou de la farine de maïs peut faire grossir rapidement. Oui, mais : le maïs est difficile à digérer pour un cheval. Mal digéré, il peut fermenter dans le gros intestin, entraînant coliques gazeuses ou diarrhées. À éviter absolument !
Alimentation & Entraînement

Cheval souffrant d’ulcères gastriques ?
Cheval souffrant d’ulcères gastriques ? Voici ce qu’il faut savoir
Les ulcères gastriques sont malheureusement fréquents chez les chevaux et poneys. Des études montrent qu’environ 60 % des chevaux en sont atteints. C’est une affection douloureuse qui a un impact direct sur la santé et les performances. Découvrez ici comment reconnaître, traiter et prévenir les ulcères gastriques.
Comment se forme un ulcère gastrique ?
Les ulcères gastriques sont des lésions inflammatoires de la paroi de l’estomac, qui apparaissent lorsque la muqueuse protectrice est endommagée. Imaginez l’estomac de votre cheval comme une poche de 8 à 12 litres, dans laquelle les aliments arrivent via l’œsophage. L’acide gastrique produit dans l’estomac est nécessaire pour digérer les aliments et éliminer les bactéries indésirables. La moitié inférieure de l’estomac contient des glandes qui sécrètent cet acide, et cette zone est donc recouverte d’un tissu plus résistant à l’acidité. En revanche, la moitié supérieure de l’estomac est tapissée d’une muqueuse beaucoup plus fine et sensible. Cette partie supporte moins bien les éclaboussures acides, ce qui peut entraîner des inflammations locales – les ulcères.
Quels sont les signes d’un ulcère gastrique chez le cheval ?
Il existe plusieurs symptômes pouvant indiquer des troubles gastriques. Ce qui complique leur détection, c’est qu’aucun signe n’est absolument spécifique, et que chaque cheval réagit différemment. Le seul moyen d’en avoir la certitude à 100 % est de réaliser une gastroscopie, un examen au cours duquel le vétérinaire observe l’intérieur de l’estomac à l’aide d’un endoscope introduit par les voies nasales.
Voici les signes les plus fréquents d’un ulcère gastrique :
Refus soudain ou baisse d’appétit
Gaspillage du concentré
Grincement des dents
Bâillements fréquents
Crottins de mauvaise qualité (diarrhée)
Réactions douloureuses au toucher du ventre ou au sanglage
Coliques discrètes, surtout juste après avoir mangé du concentré
Robe terne
Fatigue inhabituelle
Difficulté à soutenir l’effort
Temps de récupération très long
Amaigrissement
Changements de comportement (nervosité, agressivité)
Tic à l’appui ou à l’air
Si vous suspectez des ulcères gastriques, contactez toujours votre vétérinaire.
Traitement des ulcères gastriques chez le cheval
Une fois le diagnostic établi par le vétérinaire, les ulcères peuvent généralement être traités efficacement avec des médicaments. La substance active oméprazole est couramment utilisée : c’est un inhibiteur de la pompe à protons qui réduit rapidement et efficacement la production d’acide gastrique, permettant ainsi à la muqueuse de cicatriser.
La durée et l’efficacité du traitement dépendent non seulement de la gravité des ulcères, mais aussi de l’alimentation, du mode de vie, et des conditions d'entraînement. Le traitement d'éventuelles maladies sous-jacentes est également essentiel si celles-ci sont à l'origine des ulcères. En cas de doute sur le traitement, consultez toujours votre vétérinaire.
Conseils pour prévenir les ulcères gastriques chez le cheval
1. Fournir du fourrage grossier de qualité et en quantité suffisante
Contrairement à l’homme, le cheval ne produit de la salive que lorsqu’il mâche. Cette salive aide à neutraliser l’acidité de l’estomac. S’il mâche peu, il produit peu de salive, et le risque d’ulcères augmente. Il est donc important que le cheval ait toujours quelque chose à grignoter et qu’il dispose en continu de fourrage (y compris la nuit). Le fourrage joue également un rôle tampon contre l’acidité gastrique, ce qui réduit les éclaboussures d’acide.
2. Éviter le stress
Le stress libère des substances qui rendent la muqueuse gastrique encore plus sensible. Réduisez autant que possible les sources de stress en respectant les besoins fondamentaux du cheval : fourrage en continu, liberté de mouvement quotidienne, et contact social avec ses congénères. Les transports, le travail intensif ou les compétitions peuvent être très stressants. Dans ces situations, vous pouvez soutenir la fonction gastrique avec un complément équilibrant comme Pavo GastriCover.
3. Adapter la gestion du concentré
Si votre cheval a besoin de concentré en plus du fourrage, choisissez un aliment conçu pour les chevaux à l'estomac sensible, comme Pavo Ease&Excel ou Pavo GastricEase. Ease&Excel est une muesli complète pour chevaux de sport réalisant un travail modéré à intense. GastricEase convient aux chevaux non ou peu actifs.
Quelques conseils de gestion alimentaire :
Répartissez les repas de concentrés en au moins 3 portions par jour
Ne donnez pas de concentré à jeun : toujours commencer par le fourrage
Limitez les apports en sucres et amidons (max. 1 g/kg poids vif/jour)
Pour favoriser la mastication, mélangez le concentré à une base de fibres comme Pavo DailyPlus
4. Soutien supplémentaire en cas de traitement médicamenteux
Certains médicaments (notamment les anti-inflammatoires) peuvent fragiliser la muqueuse gastrique, rendant l’estomac plus sensible à l’acidité. Si votre cheval prend des médicaments, il peut être judicieux de soutenir l’estomac de manière temporaire avec un complément comme Pavo GastriCover, qui aide à neutraliser l’excès d’acidité et favorise une muqueuse saine.
5. Éviter un entraînement trop intensif
Un travail intense peut provoquer une compression gastrique, poussant l’acide du fond de l’estomac vers la partie supérieure, moins bien protégée. C’est encore plus vrai si l’entraînement a lieu à jeun : sans “coussin” de fibres, les projections acides sont accrues. Il est donc recommandé de donner un peu de fourrage avant l’effort, et d’éviter de donner du concentré dans les 2 heures précédant le travail.
Conseils alimentaires pour les chevaux à l'estomac sensible
Une ration équilibrée repose toujours sur un apport suffisant de fourrage de qualité. Pour les chevaux sensibles, vous pouvez soutenir la santé gastrique avec des aliments et compléments spécifiques.
Aliment complet
Vous cherchez un aliment complet qui soutient l’estomac tout en couvrant les besoins en vitamines et minéraux ? Selon le niveau d’activité de votre cheval, optez pour :
Pavo Ease&Excel (muesli pour chevaux de sport, travail moyen à intense)
Pavo GastricEase (muesli pour chevaux peu ou non actifs)
Complément équilibrant
En complément de l’aliment, vous pouvez utiliser Pavo GastriCover, qui favorise une fonction gastrique saine. Ce complément convient à tous les chevaux ayant un estomac sensible. Idéal en cas de stress, médication ou en soutien ponctuel. Attention : un complément n’est jamais un substitut à la ration de base.
Fibres supplémentaires
Pour enrichir la ration en fibres digestes, choisissez Pavo SpeediBeet ou FibreBeet. Ces produits sont à base de pulpe de betterave déshydratée sans sucre. Riche en pectine (prébiotique), elle forme un film protecteur dans l’estomac et favorise la croissance de bonnes bactéries intestinales. Un double bénéfice ! Ces fibres à tremper favorisent aussi la prise de poids. Pavo FibreBeet, plus riche en protéines, est particulièrement adapté aux chevaux à reconstituer.
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Fourbure chez le cheval
Fourbure chez le cheval : comment la reconnaître, la prévenir et y faire face La fourbure est une affection très douloureuse pour un cheval, causée par une inflammation interne du pied liée à un dérèglement métabolique sévère. Mais comment reconnaître un cheval fourbu ? Quelles sont les causes de cette maladie et surtout : comment la traiter ?
Qu'est-ce que la fourbure ?
La fourbure est une inflammation à l'intérieur du sabot, provoquant l'inflammation des lamelles du sabot, qui assurent normalement la fixation solide entre la paroi et l'os du sabot. Si cette fixation se rompt, l'os peut se détacher, descendre ou même pivoter, ce qui entraîne une douleur intense. Dans les cas graves, la pointe de l'os peut perforer la sole. La fourbure affecte généralement les antérieurs. Un cheval ayant déjà souffert de fourbures restera toujours sensible à cette affection.
Comment reconnaître un cheval fourbu ?
Un cheval atteint de fourbure tentera de soulager les membres douloureux en plaçant ses postérieurs sous le corps et en tendant les antérieurs vers l'avant. Il bougera le moins possible, tant la douleur est forte. Il peut même rester couché longtemps. Dans les cas graves, l'os du sabot peut se décoller de la paroi et basculer vers la sole.
Les causes possibles de fourbure
Voici les causes les plus fréquentes de la fourbure chez les chevaux :
1. Surpoids
Les chevaux ou poneys en surpoids sont plus susceptibles de présenter un trouble du métabolisme des sucres, appelé dysrégulation de l'insuline (autrefois résistance à l'insuline). Cela peut être vérifié par une prise de sang chez le vétérinaire.
2. Troubles digestifs
Une ingestion soudaine d'aliments très énergétiques (comme de l'herbe printanière très sucrée ou une grande quantité de concentrés) perturbe la flore intestinale et entraîne la production de toxines, qui peuvent circuler dans le sang et provoquer une fourbure.
3. Rétention du placenta
Chez la jument, si le placenta n'est pas expulsé dans les 6 heures suivant la naissance, une infection peut apparaître, libérant des toxines dans le sang pouvant déclencher une fourbure. Soyez donc vigilants lors du poulinage.
4. Contusions de la sole
Un entretien inadéquat des pieds peut provoquer des contusions, voire des inflammations. Un parage toutes les 6 à 8 semaines par un maréchal-ferrant compétent est recommandé. De longues sorties sur routes dures ou les transports prolongés peuvent également provoquer une fourbure aiguë.
5. Médicaments
Certains traitements médicaux peuvent libérer des toxines dans le sang et favoriser la fourbure. Si votre cheval y est sensible, consultez votre vétérinaire avant toute administration.
6. Maladies
Les chevaux atteints de la maladie de Cushing (PPID) sont particulièrement sensibles à la fourbure.
Mon cheval est fourbu : que faire ?
Voici les mesures à prendre immédiatement :
Appelez sans tarder votre vétérinaire.
Supprimez le concentré et l'accès à l'herbe. Ne donnez que du foin pauvre et fibreux. En remplacement du concentré, vous pouvez opter pour un complément équilibrant tel que Pavo Vital ou les biscuits Pavo DailyFit. Pour stimuler la mastication et limiter le risque d'ulcères, mélangez Pavo Vital avec Pavo DailyPlus.
Placez le cheval sur du sable humide ou dans une zone boueuse pour refroidir naturellement le pied et soulager la pression.
En accord avec le vétérinaire et le maréchal-ferrant, discutez des mesures complémentaires possibles.
Comment prévenir la fourbure ?
Quelques conseils pour limiter le risque :
Faites une transition très progressive entre box et prairie.
Sortez votre cheval le matin (quand le taux de fructanes est plus bas) mais évitez les matinées suivant un gel nocturne.
Évitez les prairies rases et stressées riches en sucres.
Avant la sortie, donnez du fourrage ou une préparation humide avec Pavo SpeediBeet ou Pavo FibreBeet : cela remplit l'estomac et limite les fringales d'herbe.
Adaptez la ration de concentrés dès que le cheval a accès à l'herbe.
Le pâturage en bandes (strip grazing) est idéal pour les chevaux sensibles.
Chez les juments, surveillez bien la sortie du placenta (sous 6 h).
Envisagez une alimentation sans céréales pour les chevaux sujets à la fourbure afin de limiter l'apport en sucres et amidon.
Visionnez le webinaire : Fourbure, alimentation & traitement
Dans ce webinaire gratuit, notre nutritionniste et vétérinaire Veerle Vandendriessche explique comment reconnaître la fourbure, quelles en sont les causes et comment adapter l'alimentation en période de pâturage. Un cheval ayant souffert de fourbure reste toujours sensible à cette affection !
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Alimentation des chevaux âgés
Avec l’âge, les besoins nutritionnels de votre cheval évoluent : même si le métabolisme de base et donc les besoins énergétiques diminuent, les apports nécessaires en protéines de qualité, vitamines, minéraux et oligo-éléments augmentent. Pour maintenir votre cheval en forme et plein de vitalité malgré les années, il est donc essentiel de lui offrir une bonne qualité de vie, une activité régulière, et surtout une alimentation adaptée à ses besoins spécifiques de sénior.
« La composition optimale de la ration dépend de l’état de santé, du poids et du métabolisme de chaque cheval », explique le Dr Ingrid Vervuert, vétérinaire spécialiste en nutrition équine à l’université de Leipzig. Un aliment senior doit donc prendre en compte les problématiques spécifiques liées à l’âge : perte d’appétit liée aux dents, fonte musculaire ou troubles métaboliques. En général, on recommande une ration spécifique à partir de 18 ans, mais l’état de santé est plus déterminant que l’âge lui-même.
Quand un cheval est-il considéré comme âgé ?
Grâce à une meilleure alimentation (fourrages de qualité, compléments équilibrants…), de plus en plus de chevaux atteignent 20 voire 30 ans. On considère généralement qu’un cheval devient « âgé » à partir de 20 ans, soit l’équivalent de 60 ans chez l’homme.
Quels sont les signes du vieillissement chez le cheval ?
Le vieillissement se voit souvent à l’extérieur… et reflète aussi l’intérieur.
Affaissement du dos
Fonte musculaire / perte de poids
Peau plus fine ou sèche
Yeux plus ternes, creusement des tempes
Poils gris, notamment sur la tête
Mue lente ou irrégulière
Problèmes dentaires, digestion ralentie, fourbure, PPID…
Pourquoi faut-il surveiller l’alimentation des chevaux âgés ?
Le système immunitaire vieillit : un cheval âgé se remet plus lentement d’une maladie. Une alimentation adaptée peut jouer un rôle clé dans sa récupération et son état de santé. Il est essentiel de garantir un apport suffisant en protéines de qualité et acides aminés essentiels.
Que faut-il adapter dans l’alimentation d’un cheval âgé ?
Avec l’âge, le système digestif devient moins efficace : le métabolisme ralentit, les enzymes digestives diminuent. La digestibilité devient un enjeu majeur, et les apports doivent être adaptés à l’assimilation réelle.
Comment évoluent les besoins alimentaires d’un cheval âgé ?
Des nutriments de haute qualité et biodisponibles
Une richesse en fibres brutes digestibles pour favoriser le transit
Moins de sucres et d’amidons pour éviter les troubles métaboliques
L’herbe fraîche
En été, le pâturage reste précieux. L’herbe est plus facile à mâcher que le foin pour les chevaux avec des problèmes dentaires. De plus, le mouvement libre en prairie améliore le bien-être général. Si le pâturage est suffisant et paisible, un accès 24h/24 du printemps à l’automne est idéal. Attention toutefois pour les chevaux en surpoids ou atteints de maladies métaboliques (fourbure, Cushing/PPID).
Fourrages ou substituts de fourrage
La quantité nécessaire dépend de l’accès à l’herbe, de la santé et du poids du cheval. En règle générale, un cheval âgé a besoin de 1,5 à 2 % de son poids en fourrage par jour. Pour un cheval de 600 kg, cela représente 9 à 12 kg de foin ou équivalent. Astuce : un fourrage récolté tôt est souvent plus riche en énergie.
En cas d’apports faibles en concentrés, un complément équilibrant reste indispensable. Optez par exemple pour Pavo DailyFit ou Pavo Vital, qui couvrent les besoins journaliers en vitamines et minéraux, sans excès d’énergie.
Aliments concentrés pour chevaux âgés
Les chevaux âgés maigres ou qui perdent facilement du poids ont souvent besoin d’un concentré spécifique. Le Dr Vervuert recommande : céréales soufflées (cuits à la vapeur), huiles végétales de qualité, flocons de pommes de terre ou de pois, tourteau de soja. Ces ingrédients, présents dans Pavo 18Plus, sont digestibles et riches en énergie et protéines. Le produit peut être trempé dans l’eau afin d’obtenir un mash pour faciliter l’ingestion, surtout en cas de dents usées. Vous pouvez ajouter : chips de pomme, pulpe de betterave trempée, ou carottes séchées pour améliorer l’appétence.
Oligo-éléments essentiels : zinc, cuivre, sélénium
Les chevaux âgés ont un besoin accru en certains oligo-éléments
Zinc : peau, poil, système immunitaire
Sélénium : antioxydant, fonction musculaire
Cuivre : synthèse des protéines du cartilage, pigmentation du poil
Vitamines C, B et K
Avec l’âge, les chevaux produisent moins bien la vitamine C, et la réduction de fibres digestibles nuit à la production bactérienne des vitamines B et K. Une ration enrichie en fibres (par ex. Pavo SpeediBeet, Pavo FibreBeet, Pavo WeightLift) stimule cette production.
Calcium, sodium et phosphore
Les chevaux âgés ayant une fonction rénale affaiblie, une ration modérée en calcium, phosphore et sodium est recommandée pour éviter l’accumulation de résidus non éliminés.
Si votre cheval montre des signes d’infection, de fatigue inhabituelle ou un mauvais renouvellement du poil, faites un bilan vétérinaire : une carence ciblée peut être compensée par l’alimentation.
8 conseils pour mieux nourrir un cheval âgé
Apporter des protéines digestibles + acides aminés essentiels (lysine)
Limiter les sucres et les amidons pour éviter Cushing, fourbure, etc.
Augmenter l’apport en matières grasses pour l’énergie
Vitamines C et E pour renforcer l’immunité
Oligo-éléments organiques (meilleure assimilation)
Acides gras oméga 3 et 6
Équilibre calcium/phosphore adapté
Fibres brutes digestes pour soutenir la flore intestinale
Et le concentré senior doit aussi :
être particulièrement appétent.
être facile à mâcher et à avaler.
être exempt de poussière.
Alimentation & Élevage
Jument gestante : alimentation et travail
Jument gestante : alimentation et travail
Le printemps est une période chargée d’émotions pour tout éleveur. À l’approche de la naissance du poulain, il est important de s’arrêter un instant sur les besoins nutritionnels de la jument, mais aussi après la mise bas, lorsqu’elle produit du lait en abondance. Et qu’en est-il du travail chez une jument pleine ?
Fertilité de la jument
En général, une jument entre en chaleur toutes les trois semaines, du début du printemps jusqu’en septembre. Cette période de fertilité dure entre 3 et 7 jours. Si la jument manque d’énergie – par exemple si elle est en sous-condition – des problèmes de fertilité peuvent survenir. En plus de veiller à une certaine régularité, à une bonne hygiène du box, à suffisamment d’exercice et à un environnement sans stress, certaines vitamines et minéraux peuvent avoir un effet bénéfique sur la fertilité de la jument :
Bêta-carotène (ou pro-vitamine A) : favorise un retour plus précoce en chaleur, améliore la qualité de l’ovulation et réduit le risque de mortalité embryonnaire précoce.
Vitamine E : une carence peut entraîner une infertilité. Chez la jument gestante, elle peut provoquer des malformations du poulain (maladie musculaire, maladie du muscle blanc) ou un avortement.
Acide folique : les effets positifs sont bien connus chez l’humain ; les données sont plus limitées chez le cheval.
Sélénium : a un effet comparable à celui de la vitamine E sur la fertilité.
Le complément équilibrant Pavo Fertile contient ces éléments et peut soutenir la fertilité de la jument.
Jument gestante ou allaitante et fourrage
L’herbe est l’aliment idéal pour les juments, mais le fourrage (foin, enrubanné) contient généralement beaucoup moins de protéines et de minéraux qu’on ne le pense. Il contient aussi nettement moins de vitamine E que l’herbe fraîche. Un fourrage pauvre peut convenir à des chevaux en surpoids ou de races rustiques, mais il n’est pas adapté à une jument allaitante. De plus, bon nombre de juments ne sont mises au pré que tard dans la saison, et n’ont pas toujours accès à une prairie en quantité suffisante. Se contenter de foin sec ne suffit donc pas, et cela peut entraîner un déficit en vitamine E, ce qui augmente le risque de rétention des membranes fœtales après le poulinage.
Alimentation de la jument gestante
Durant les huit premiers mois de gestation, une alimentation normale suffit. Mais au cours des trois derniers mois, les besoins nutritionnels de la jument évoluent considérablement. C’est la phase durant laquelle le fœtus connaît une croissance rapide. Les nutriments nécessaires à ce développement sont transmis via le sang pendant la gestation, puis via le lait après la naissance.
Un déficit en certains nutriments peut favoriser l’apparition de troubles ostéo-articulaires comme l’ostéochondrose (OC(D)). Les aliments pour juments comme Pavo PodoLac ou Pavo PodoLac Muesli contiennent toutes les vitamines, minéraux et oligo-éléments indispensables à une croissance et un développement optimaux du poulain.
Alimentation pendant la lactation
Après la naissance, les besoins de la jument en énergie et protéines augmentent fortement. Les premiers jours, elle produit environ 8 litres de lait par jour, pouvant atteindre jusqu’à 20 litres. Une carence en protéines est critique, car elle réduit significativement la production de lait. La jument a alors besoin de deux fois plus d’énergie et de protéines qu’une jument vide.
Durant les trois premiers mois de lactation, il est conseillé de poursuivre l’alimentation avec Pavo PodoLac ou PodoLac Muesli. À partir de trois semaines, lorsque le poulain commence à consommer lui-même du fourrage ou des aliments, vous pouvez adapter la ration selon les besoins de la jument. Après le sevrage, elle pourra reprendre son alimentation d’avant gestation.
Alimentation d’une jument gestante sujette à la fourbure
Il arrive qu’une jument pleine développe une fourbure ou y soit particulièrement sensible. Même dans ce cas, durant les derniers mois de gestation, il est essentiel qu’elle reçoive suffisamment de nutriments spécifiques pour le développement du poulain.
Faut-il faire maigrir une jument gestante en surpoids ?
Une jument trop grasse durant la gestation n’est pas souhaitable. Les poulains de juments en surpoids ont tendance à grandir trop rapidement, ce qui est défavorable à une croissance osseuse harmonieuse. Toutefois, il est déconseillé de chercher à faire maigrir une jument après le 9ᵉ mois de gestation, car c’est à ce moment que le poulain connaît son développement maximal. Il est cependant important d’éviter qu’elle continue à prendre du poids. Augmenter l’activité physique est recommandé, à condition de l’adapter à son état.
Travailler une jument gestante
S’il n’y a pas de raison médicale particulière augmentant les risques pendant la gestation ou la mise bas, une jument pleine peut continuer à travailler. Dans les derniers mois, elle peut devenir plus lourde, perdre en souplesse ou en endurance, ce qui impose d’adapter l’intensité des séances. L’essentiel est d’observer attentivement votre jument et de respecter les signaux qu’elle vous envoie pour adapter le travail à ses capacités.
Ne supprimez pas l’exercice physique : un minimum d’activité sans charge jusqu’au dernier jour est bénéfique. Une bonne condition physique est un atout précieux pour un poulinage sans complication.
Alimentation & santé
Plantes, arbres et fleurs toxiques pour les chevaux
Plantes, arbres et fleurs toxiques pour les chevaux
Les pâtures ne sont pas composées uniquement d’herbes et de plantes bénéfiques pour les chevaux. Certaines peuvent représenter un réel danger. En général, les chevaux savent reconnaître les plantes toxiques grâce à leur goût amer, mais dans certaines circonstances, ils peuvent tout de même en consommer. On recense actuellement environ 80 (!) espèces de plantes toxiques pour les chevaux en Europe. Ces végétaux peuvent provoquer divers symptômes. Et ce ne sont pas seulement les plantes : certains arbres et fleurs peuvent également être toxiques pour les chevaux.
Comment protéger votre cheval des plantes, arbres et fleurs toxiques ?
La première mesure de sécurité consiste à ne jamais laisser un cheval pâturer dans un pré qui n’a pas été soigneusement inspecté au préalable. La plupart des plantes toxiques ont un goût amer et sont donc évitées spontanément. Mais si l’herbe est trop rare, ou si le cheval ne reçoit pas assez de fourrage, il peut se tourner vers des plantes qu’il ne consommerait pas en temps normal et qui peuvent être toxiques.
De plus, certaines plantes ne deviennent toxiques qu’à maturité, et leur toxicité ne disparaît pas au séchage. Une plante séchée reste donc tout aussi dangereuse, tout en perdant son goût amer. Cela rend les déchets de taille ou de jardinage extrêmement dangereux, tout comme le foin récolté dans des prés non contrôlés.
Ne donnez jamais de déchets de jardinage à votre cheval. Prévenez également les riverains.
N’achetez jamais de foin sans traçabilité claire ou coupé en bord de route.
Inspectez aussi les alentours du pré : quels arbres s’y trouvent ? Le cheval peut-il y accéder ? Sont-ils potentiellement toxiques ?
Vous avez repéré une plante toxique dans le pré ?
Retirez-la le plus rapidement possible, avec la racine.
N’oubliez pas que certaines plantes ne fleurissent qu’à certaines périodes, et peuvent se déplacer au fil des saisons.
Une vérification unique du pré n’est pas suffisante : elle doit être régulière.
Si des arbres ou arbustes toxiques bordent la prairie, interdisez-en l’accès pendant la chute des feuilles, graines ou fruits.
Astuce : lors d’une promenade montée, le cheval est souvent moins sélectif. Il peut donc ingérer une plante toxique par distraction.
Le séneçon de Jacob et les chevaux
Le séneçon de Jacob est l’une des plantes toxiques les plus connues. Elle pousse principalement de juin à octobre, sur des sols argileux riches en azote. Sa toxicité persiste après séchage, ce qui impose de contrôler également le foin.
L’ingestion entraîne une atteinte hépatique, causée par les alcaloïdes contenus dans la plante. Les signes : apathie, perte d’appétit, amaigrissement, dépression.
Le séneçon est-il mortel pour les chevaux ?
Oui. Même en petites quantités, une ingestion répétée est dangereuse. Les doses létales sont :
Cheval adulte : 14 kg frais ou 2 kg sec
Poney : 4 kg frais ou 0,5 kg sec
On reconnaît facilement cette plante à ses fleurs jaunes.
La prêle et les chevaux
La prêle est une mauvaise herbe hautement toxique, présente dans les zones humides et en floraison en avril-mai. Elle contient de la thiaminase, une enzyme qui détruit la vitamine B1 (thiamine) dans l’organisme.
Symptômes d’intoxication :
Irritabilité, nervosité
Incoordination, chutes
Paralysie des postérieurs
Même séchée, la prêle reste toxique. Vérifiez votre foin !
Quelles plantes, arbres et fleurs sont toxiques pour les chevaux ?
Outre le séneçon et la prêle, de nombreuses autres espèces sont toxiques. La liste s’allonge chaque année. En général, les arbres persistants (verts en hiver) sont potentiellement dangereux, mais pas uniquement.
Les plus toxiques (même en faible dose) :
Le buis
L’if
L’érable (notamment érable sycomore)
Moins toxiques, mais tout de même dangereuses :
Acacia
Aigremoine
Ancolie
Arum
Azalée
Belladone
Bouton d’or
Colchique
Conifères (certains types)
Ciguë (tachetée ou aquatique)
Datura
Digitale
Fougère aigle
Genêt à balais
Berce (hogweed)
Iris
Laurier-rose (Oleander)
Lierre
Aconit (Monkshood)
Narcisse
Oenanthe
Oranger du Mexique
Pavot
Pieris
Troène (Privet)
Rhododendron
Robinier (faux-acacia)
Solanacées (morelle noire, douce-amère)
Thuya
Verge d’or
Etc.
Remarque : cette liste n’est pas exhaustive. En cas de doute, n’autorisez pas l’ingestion de la plante concernée.
Que faire si votre cheval a mangé une plante toxique ?
Les intoxications végétales sont fréquentes et pas toujours évitables à 100 %. Les symptômes varient selon la plante et la quantité absorbée.
Signes possibles :
Troubles digestifs (coliques notamment)
Hypersalivation
Irritation cutanée
Difficultés respiratoires
Troubles de l’équilibre
Paralysie
Tremblements
Amaigrissement progressif
Mort subite (dans les cas graves)
Intoxication aiguë : les signes apparaissent immédiatement.
Intoxication chronique : les toxines s’accumulent dans l’organisme et les signes sont progressifs.
Appelez immédiatement le vétérinaire. Notez quelle plante a été ingérée, et en quelle quantité si possible. Cela facilitera le diagnostic et le traitement.
Plantes, arbres et fleurs non toxiques
Certaines plantes sont souvent considérées à tort comme toxiques, alors qu’elles sont inoffensives, voire bénéfiques :
Platane
Lavande
Buddleia (arbre à papillons)
Lamier pourpre
D’autres peuvent même être bonnes pour la santé du cheval lorsqu’elles poussent naturellement dans une prairie diversifiée.
Exemples de plantes comestibles et bénéfiques :
Pissenlit
Camomille
Marguerite
Trèfle blanc et rouge
Chardon
Cerfeuil sauvage
Conseil : apprenez à reconnaître visuellement les plantes toxiques. Créez une fiche ou un poster avec photos et noms des espèces à surveiller. Cela peut sauver la vie de votre cheval.
Alimentation & santé
Luzerne pour chevaux
Compléter la ration de votre cheval avec de la luzerne peut être bénéfique pour sa santé, car elle possède plusieurs propriétés uniques. Mais qu’est-ce que la luzerne exactement et comment la distribuer ? Pour quels chevaux est-elle adaptée et pour lesquels l’est-elle moins ? Dans cet article, vous trouverez les réponses à ces questions et les points auxquels faire attention si vous souhaitez donner de la luzerne à votre cheval.
Qu’est-ce que la luzerne ?
La luzerne est une plante fourragère qui constitue, pour de nombreux chevaux (mais pas tous !), un complément équilibrant adapté au rationnement quotidien. La luzerne, aussi appelée alfalfa, se présente le plus souvent sous forme de foin court et tigeux, mais existe également en bouchons ou en granulés, où les tiges sont comprimées.
La luzerne fait partie des fourrages et est très utilisée chez le cheval comme source de fibres à mélanger aux aliments concentrés (granulés ou mueslis). Cela oblige le cheval à mâcher davantage et à prendre plus de temps pour son repas de concentrés, ce qui profite à la digestion. En outre, la luzerne est très pratique pour mélanger vos compléments équilibrants ou un granulé vitaminé, dont on ne distribue souvent que 50 ou 100 g. Vous ajoutez ainsi non seulement de la structure, mais aussi du volume à un repas de base très petit.
Caractéristiques de la luzerne
Faible teneur en sucres
Un foin moyen contient environ 10 à 15 % de sucre. La luzerne, en revanche, en contient en moyenne seulement 3 %. Même lorsqu’on ajoute de la mélasse à la luzerne (lisez plus loin pourquoi cela se fait parfois), la teneur en sucres reste très faible.
Teneur élevée en protéines
La teneur élevée en protéines de la luzerne (environ 16 %) est toutefois un point d’attention. Pour les chevaux de sport qui travaillent beaucoup et doivent développer leur musculature, c’est positif, mais pour la plupart des autres chevaux, c’est plus qu’ils n’en ont besoin. C’est pourquoi la luzerne est souvent mélangée à du foin haché, comme dans Pavo DailyPlus. Ainsi, la part de protéines descend à 10,5 %.
Effet positif sur les ulcères gastriques
La structure de la luzerne incite à bien mâcher. C’est déjà, en soi, une bonne mesure pour limiter le développement des ulcères gastriques ; de plus, elle est riche en calcium, ce qui aide à neutraliser l’acidité gastrique. Elle évite ainsi une acidification excessive de l’estomac et contribue au maintien d’une muqueuse gastrique saine. Cet effet positif vaut tant pour le foin de luzerne, les granulés de luzerne que pour la luzerne transformée (très finement moulue, comme dans Pavo FibreBeet), mais pas pour la luzerne hachée grossière. Cette dernière est à éviter chez les chevaux à l’estomac sensible.
Pour quels chevaux la luzerne est-elle adaptée ?
Les jeunes chevaux en croissance, les chevaux de sport, les juments allaitantes ainsi que les chevaux âgés et maigres peuvent tirer profit d’un apport supplémentaire en énergie, en fibres et en nutriments riches en protéines. La luzerne est alors un complément tout indiqué. On peut donner de la luzerne aux chevaux à partir d’environ 1 an ; elle n’est pas adaptée aux poulains plus jeunes.
Attention : si vous distribuez de plus grandes quantités par jour (plus de 2 kg), compensez le rapport calcium-phosphore déséquilibré en ajoutant un complément équilibrant, des graines de lin ou du son. Vous pouvez aussi choisir un aliment concentré équilibré et le mélanger avec de la luzerne ou Pavo DailyPlus pour apporter plus de structure et un supplément de protéines.
En raison de sa faible teneur en sucres, la luzerne peut en principe être donnée aux chevaux sensibles aux sucres, par exemple en cas de fourbure, de résistance à l’insuline ou de SME (syndrome métabolique équin). Utilisez-la alors uniquement comme complément et non comme remplacement complet du fourrage « classique » (foin/ensilage), car sa teneur en protéines est trop élevée pour cela.
Ces chevaux bénéficient davantage d’un bon lot de foin ou d’ensilage pauvre en sucres, que vous pouvez éventuellement compléter avec : de la pulpe de betterave désucrée trempée Pavo SpeediBeet pour soutenir la flore intestinale, ou la variante plus riche en protéines Pavo FibreBeet, si votre cheval ou poney peut prendre un peu d’état.
Si votre cheval ne reçoit que du fourrage et aucun aliment concentré (granulés ou mueslis), il ne couvre pas ses besoins en vitamines et minéraux. Dans ce cas, il est conseillé de donner quotidiennement un complément équilibrant, tel que Pavo Vital ou les biscuits Pavo DailyFit.
Quelle quantité de luzerne donner à votre cheval ?
La luzerne est un aliment intéressant dans la ration, mais quelle quantité faut-il donner ? Si vous n’ajoutez que quelques poignées comme extra dans les concentrés, vous stimulez surtout la mastication.
Si vous souhaitez réellement apporter de l’énergie et des protéines supplémentaires, il faut distribuer à un cheval adulte de 600 kg au moins 1,5 à 3 kg de luzerne par jour. Cela représente 1 à 2 seaux bien remplis par jour. Dans ce cas, compensez le rapport calcium-phosphore déséquilibré avec des compléments équilibrants spécifiques pour chevaux.
La luzerne est également très utilisée comme matière première dans les aliments pour chevaux, tant dans les mueslis que dans les granulés. Elle apporte des nutriments de valeur et beaucoup de fibres, très peu de sucres, et les chevaux l’apprécient beaucoup. Dans les aliments complets, le rapport calcium-phosphore est déjà compensé, et les vitamines et minéraux sont équilibrés dans les bonnes quantités.
Donner de la luzerne à votre cheval : à quoi faire attention
Si vous souhaitez introduire la luzerne dans l’alimentation de votre cheval, plusieurs points méritent votre attention : le mode de séchage (artificiel ou au soleil ; chacun ayant ses avantages et inconvénients), le rapport calcium-phosphore déséquilibré, et une éventuelle sensibilité de votre cheval aux protéines.
Luzerne séchée artificiellement
Aux Pays-Bas, la plupart de la luzerne est séchée artificiellement, ce qui fait apparaître de la poussière dans le produit final. Beaucoup de personnes n’aiment pas cela. Pourtant, cette « poussière » provient des feuilles de luzerne, qui contiennent justement le plus de nutriments (acides aminés essentiels, vitamines et minéraux). Les tiges sont principalement constituées de fibres moins digestibles. Pour éviter que les chevaux n’inhalent cette poussière, la plupart des fabricants la tamisent, puis l’agglomèrent à l’aide de mélasse en petits granulés. Ils les réincorporent ensuite au produit final, ce qui permet de conserver la valeur nutritive de la plante entière.
D’autres fabricants tamisent la poussière de feuilles et ne conservent que les tiges sous forme hachée. Le produit final est alors certes exempt de poussière, mais les nutriments précieux ont disparu, et les tiges sèches peuvent piquer et irriter la bouche et l’estomac du cheval. Certains chevaux n’apprécient pas cela.
Luzerne séchée au soleil
Il existe aussi de la luzerne séchée au soleil. Avantage : elle contient moins de poussière de feuilles. Inconvénient : sa valeur nutritive n’est pas constante. Dans les aliments complets, celle-ci est équilibrée lot par lot. Dans la luzerne pure séchée au soleil, ce n’est pas le cas.
Rapport calcium-phosphore déséquilibré
Tenez compte du fait que la luzerne contient environ deux fois trop de calcium, avec un rapport 4:1 au lieu du 2:1 souhaité. Lorsque vous distribuez de grandes quantités de luzerne, vous devez compenser ce déséquilibre avec des compléments spécialement conçus pour cet objectif, ou avec des céréales ou du son. Un excès de calcium dans la ration entrave en effet une bonne absorption du magnésium. Or, le magnésium est très important pour le bon fonctionnement et la souplesse des muscles.
Alimentation & Entraînement
Électrolytes pour chevaux
Électrolytes pour chevaux : quand faut-il compléter en sel ?
Surtout pendant les mois d'été, lorsqu’il fait chaud, les chevaux perdent beaucoup de sel en transpirant. Ce n’est pas uniquement le cas des chevaux de sport : une simple sortie en extérieur peut déjà entraîner une carence en sel. Mais quelle quantité de sel un cheval a-t-il réellement besoin ? Et quand et comment faut-il le complémenter ?
L’importance de la transpiration
Les chevaux supportent bien la chaleur, car ils peuvent évacuer l’excès de température en transpirant. La transpiration est essentielle pour rafraîchir le corps. Elle forme une fine couche d’humidité qui s’évapore, ce qui abaisse la température corporelle. Si un cheval ne peut pas transpirer, par exemple s’il manque d’eau dans son organisme, il risque une surchauffe. Lorsqu’un cheval transpire, il perd non seulement de l’eau, mais aussi des sels corporels, c’est-à-dire des électrolytes. Ces électrolytes jouent un rôle clé dans la régulation de l’eau dans le corps et permettent même au cheval de transpirer. Boire permet de compenser la perte en eau, mais qu’en est-il des sels minéraux ?
Que sont les électrolytes ?
Chez les humains, l’apport en sel est souvent trop élevé, mais chez les chevaux, c’est généralement l’inverse. Surtout l’été, une grande quantité de sels corporels est perdue par la sueur. Le cheval perd principalement du sodium, du potassium, du chlorure, du calcium et du magnésium. Les protéines contenues dans la sueur du cheval forment une couche sur le poil, ce qui favorise l’évaporation. On reconnaît souvent cela à la mousse blanche formée sous l’effet de la friction, au niveau de l’encolure et entre les membres.
Voici combien de sueur votre cheval peut perdre par jour
Score de transpiration
Ce que vous observez chez votre cheval
Perte moyenne de sueur
Perte de sel par jour
1
Sous la selle, partiellement sec et partiellement humide et collant. L’encolure est collante et les flancs légèrement plus foncés que d’habitude.
1–4 litres
2–7 cuillères à café
2
Sous la selle et sur l’encolure, le cheval est mouillé. Quelques zones de mousse autour de la selle, là où les rênes frottent l’encolure et entre les postérieurs.
4–7 litres
7–12 cuillères à café
3
Sous la bride, sur l’encolure et les flancs, le cheval est visiblement mouillé, avec des taches de mousse.
7–9 litres
12–16 cuillères à café
4
L’encolure et les flancs sont complètement mouillés. Zones humides au-dessus des yeux. Mousse blanche entre les postérieurs.
9–12 litres
16–21 cuillères à café
5
Idem au score 4, avec en plus de la sueur qui coule au-dessus des yeux et du ventre.
12–18 litres
21–32 cuillères à café
Source : Zeyner et al. 2013 ; Weight losses in exercised horses, a pilot study
Complémenter les électrolytes
En cas de carence en électrolytes, le cheval absorbe et retient moins bien l’eau, ce qui peut entraîner une déshydratation. L’élasticité de la peau diminue également, l’endurance baisse, et le cheval devient mou et apathique. À une température d’environ 20 °C, un cheval perd environ 4 litres d’eau et 30 grammes de sel par heure lors d’un effort léger. En buvant suffisamment, il compense la perte hydrique. Mais la supplémentation en sel est une autre histoire. Le fourrage contient très peu de sel. Comme les chevaux de sport ont souvent un besoin accru en sel, nous avons augmenté la teneur en sodium et en magnésium dans nos produits pour chevaux de sport. Malgré cette hausse, il reste recommandé d’administrer un complément en électrolytes si vous travaillez intensivement avec votre cheval et qu’il transpire beaucoup. Ajouter du sel de cuisine (chlorure de sodium) ne compense que le sodium et le chlorure, pas tous les électrolytes perdus par une sudation importante.
Un bloc ou une pierre à lécher peut aussi apporter du sel, mais il a été démontré que l’absorption de ce sel varie fortement. Donner un complément équilibrant spécifique pour chevaux, comme Pavo E’lyte ou Pavo E’lyte Liquid, est une meilleure solution. Ces compléments ne contiennent pas seulement du chlorure de sodium, mais aussi d’autres sels corporels que votre cheval perd en transpirant. Pavo E’lyte est un complément en électrolytes, et Pavo E’lyte Liquid est une boisson de récupération contenant des électrolytes et du glucose, qui aide votre cheval à récupérer rapidement après un entraînement intense ou une compétition.
👉 Lisez ici la différence entre Pavo E’lyte et Pavo E’lyte Liquid.
Quand faut-il ajouter du sel ?
N’ajoutez pas systématiquement du sel chaque jour, mais seulement en cas de chaleur ou d’effort important. En donnant les électrolytes avant l'entraînement ou la compétition, votre cheval pourra en tirer un bénéfice maximal, sans commencer déjà avec une éventuelle carence. Vous n’avez pas à craindre un surdosage : l’excédent est simplement éliminé dans l’urine. Toutefois, une trop grande quantité de sel chaque jour peut favoriser l’apparition d’ulcères gastriques, ou aggraver des lésions déjà existantes. Et surtout : veillez à ce que votre cheval ait toujours de l’eau fraîche à volonté. Avec un apport supplémentaire en sel, la soif augmente — il est donc crucial que le cheval puisse boire pour éviter les signes de déshydratation.
Conseils par temps chaud
Donner des électrolytes ne suffit pas toujours en cas de fortes chaleurs. Voici quelques conseils supplémentaires:
Adaptez les horaires de mise au pré
Évitez que votre cheval soit en plein soleil aux heures les plus chaudes de la journée. Sortez-le par exemple la nuit ou tôt le matin. Si cela n’est pas possible, assurez-vous qu’il ait suffisamment d’ombre dans le pré (abri, arbres…).
Crème solaire
Les chevaux ou poneys à peau claire sur le nez peuvent facilement attraper un coup de soleil, ce qui peut être très douloureux. Appliquez régulièrement une crème solaire adaptée !
Complétez l’alimentation
La chaleur peut dessécher l’herbe, la rendant jaune et pauvre en nutriments. Complétez alors avec du foin ou des substituts de fourrage comme Pavo DailyPlus (mélange de fibres) ou nos bouchons de foin comme Pavo FibreNuggets (à tremper) ou Pavo FibreNuggets Hard (à distribuer secs).
Complémenter avec des vitamines et minéraux supplémentaires, comme Pavo Vital ou les biscuits Pavo DailyFit, est toujours recommandé lorsqu’aucun aliment concentré n’est donné.
Avantage supplémentaire : les fourrages à réhydrater apportent aussi de l’eau à votre cheval !
Assurez une eau fraîche et suffisante
Un cheval adulte d’environ 600 kg peut boire entre 40 et 60 litres d’eau par jour en période de chaleur. Veillez donc à toujours fournir de l’eau propre et renouvelée quotidiennement. En cas de forte chaleur, nettoyez idéalement l’abreuvoir chaque jour. Attention toutefois à ne pas laisser le cheval boire trop d’eau froide juste après l’exercice, car cela peut provoquer des coliques.
Adaptez l'entraînement
Il est déconseillé de s’entraîner intensément par temps très chaud. En montant tôt le matin ou tard le soir, vous soulagez l’organisme du cheval. Si cela n’est pas possible, veillez à bien le rafraîchir après la séance.
Alimentation & Élevage
Plan alimentaire pour poulains en croissance
Plan alimentaire pour poulains en croissance
Il est essentiel que les poulains grandissent de manière saine et progressive. Une croissance insuffisante n’est pas idéale, mais une croissance trop rapide peut aussi être néfaste. Une alimentation trop riche en énergie entraîne une croissance accélérée, ce qui nuit à la qualité osseuse. La qualité de l’alimentation est donc primordiale pour le bon développement du poulain, d’où l’intérêt de distribuer un aliment concentré spécifique pour poulains.
Croissance du poulain
Une bonne santé est la condition de base pour une croissance optimale. Si le poulain ne se sent pas bien, il n’utilisera pas son énergie pour se développer. Au cours des 10 à 12 premiers jours, les poulains présentent souvent des diarrhées dites « diarrhées de lait ». Tant que le poulain est vif, sans fièvre, et qu’il tète bien, il n’y a pas lieu de s’inquiéter : cela disparaît généralement spontanément. Si la diarrhée persiste ou si vous avez un doute, contactez votre vétérinaire.
Alimentation du poulain
Les trois premiers mois, le poulain tire ses nutriments principalement du lait maternel, mais dès la troisième semaine, il commence à imiter la jument et à manger un peu de foin ou d’herbe. Comme les juments, les poulains ont besoin de fourrages riches en énergie et en protéines. L’herbe est idéale, mais si vous distribuez du foin ou de l’enrubanné, il est important d’en faire analyser la qualité afin de vérifier qu’il convient aux juments allaitantes et aux poulains en croissance. Certains poulains mangent occasionnellement les crottins frais de leur mère : c’est normal, voire utile, car cela favorise le développement de la flore intestinale indispensable à la digestion des fibres. Attention toutefois aux risques liés aux ascaris : un protocole de vermifugation adapté est essentiel.
Le saviez-vous ?
Des études menées chez des poulains de races de sang chaud ont démontré qu’une alimentation enrichie en minéraux Podo® réduit de 50 % le risque de développer des troubles de croissance osseuse comme l’OC(D).
Plan alimentaire du poulain jusqu’à 7 mois
Dès la naissance
Base : lait maternel + herbe
Compléments éventuels :
Pavo Colostrum : le colostrum est vital dans les premières heures. Si la jument ne produit pas ou peu de colostrum, utilisez un substitut comme Pavo Colostrum.
Jour 1
Base : lait maternel
Complément équilibrant :
Pavo Podo®Care : à distribuer dès que le poulain commence à s’alimenter seul. Ce complément contient tous les minéraux essentiels à la bonne construction du squelette.
Dose journalière : poney 100 g | cheval 200 g
Ce conseil s’applique aussi aux poulains, chevaux en croissance et juments gestantes.
À partir de la 3ᵉ semaine
Base : lait maternel + herbe
Compléments :
Le poulain commence à picorer les granulés de sa mère. Il est temps de lui proposer sa propre ration de concentré, en granulé ou muesli.
Pavo Podo®Start : granulé adapté aux jeunes poulains
Dose : poney 0,5 kg | cheval 0,9 kg
Pavo Podo®Junior : muesli pour poulains et jeunes chevaux
Dose : poney 0,5 kg | cheval 0,9 kg
Mois 2–3
Base : lait maternel + herbe
Complément :
Pavo Podo®Start : poney 0,6 kg | cheval 1,2 kg
Pavo Podo®Junior : poney 0,6 kg | cheval 1,2 kg
Mois 4
Base : lait maternel + herbe + foin
Pavo Podo®Start : poney 0,8 kg | cheval 1,5 kg
Pavo Podo®Junior : poney 0,8 kg | cheval 1,5 kg
Mois 5
Base : lait maternel + herbe + foin
Pavo Podo®Start : poney 1,1 kg | cheval 2,1 kg
Pavo Podo®Junior : poney 1,1 kg | cheval 2,1 kg
Mois 6
Base : lait maternel + herbe + foin
Pavo Podo®Start : poney 1,2 kg | cheval 2,4 kg
Pavo Podo®Junior : poney 1,2 kg | cheval 2,4 kg
À partir du 7ᵉ mois
Base : foin + herbe + sevrage progressif
En fonction du moment du sevrage (6–8 mois), passez progressivement à Pavo PodoGrow, à distribuer jusqu’aux 2,5 à 3 ans du cheval.
Astuce : si votre poulain ne consomme pas de granulé pour poulain ou en quantité insuffisante, ajoutez Pavo Podo®Care pour couvrir ses besoins en minéraux. Dose : poney 100 g / cheval 200 g par jour.
Que faire si le poulain « vide » la jument ?
Si le poulain grandit trop vite et que la jument maigrit à cause de la production laitière, on dit qu’il « la vide ». C’est fréquent chez les juments âgées très maternelles. Voici quelques conseils pour rééquilibrer la situation, bénéfique pour les deux :
Analysez votre fourrage et choisissez un foin riche en énergie et protéines.
Utilisez un aliment riche en protéines comme Pavo Podo®Lac ou Podo®Lac Muesli (18 % de protéines, contre 16 % dans la plupart des granulés pour juments).
Donnez à une jument à sang chaud adulte 4 à 5 kg/jour, répartis sur 3–4 repas.
S’il n’y a pas ou peu d’herbe, ajoutez Pavo DailyPlus (mélange de fibres de luzerne) ou Pavo FibreBeet (pulpe de betterave désucrée).
➤ Quantité : 250 à 500 g/jour réhydraté dans un ratio 1:3 (produit : eau), 15 min dans l’eau chaude, 45 min dans l’eau froide.
La jument continue de s’amaigrir malgré tout ? Remplacez Pavo PodoLac par Pavo Performance, ce qui réduira la production de lait, permettant à la jument de récupérer plus vite et limitant la prise de poids excessive du poulain.
Sevrage du poulain
Le sevrage peut commencer à partir de 4 mois, mais il est conseillé d’attendre 5 à 6 mois. Il est important que le poulain consomme suffisamment de granulés spécifiques au moment du sevrage pour éviter une perte d’état. Ne donnez pas trop de concentré durant cette phase. Une croissance irrégulière ou excessive peut nuire à la solidité du squelette. En plus de la génétique, l’alimentation et l’exercice jouent un rôle majeur dans l’apparition de pathologies de croissance comme l’OC(D). Un aliment spécifique pour poulain, riche en acides aminés, minéraux, oligo-éléments et vitamines, est donc recommandé. Après le sevrage, le poulain peut rejoindre un élevage spécialisé pour jeunes chevaux.
Alimentation & santé
Problèmes de peau chez le cheval
Problèmes de peau chez le cheval
Le poil de ton cheval est le reflet de sa santé : s’il est beau, brillant et lisse, c’est que ton cheval se porte bien. En revanche, un poil terne, hérissé ou même frisé est souvent le signe d’un déséquilibre de l’organisme. Le poil recouvre la majeure partie de la peau et constitue une protection supplémentaire. Seules quelques zones du corps du cheval présentent peu ou pas de poils, comme par exemple les naseaux. Comme chez l’être humain, la peau est le plus grand organe du cheval ; elle le protège contre les agressions extérieures et les agents pathogènes, régule sa température corporelle et joue un rôle clé dans l’immunité.Certaines altérations du poil peuvent également être liées à une affection cutanée ou à un problème de peau chez le cheval.
La peau du cheval est composée de différentes couches : l’épiderme, le derme et l’hypoderme. Les follicules pileux, à partir desquels se forment les poils et donc l’ensemble de la couverture pileuse, se situent dans l’épiderme. Chaque follicule contient un seul poil et est implanté en oblique dans l’épiderme. Le follicule possède sa propre glande sudoripare et est également relié à un petit muscle capable de se contracter, ce qui hérisse le poil. Tu peux l’observer chez ton cheval lorsqu’il a froid, par exemple.
Le poil de ton cheval remplit de nombreuses fonctions importantes et ne sert pas uniquement à être esthétique :
Il protège la peau contre les blessures, la chaleur, une exposition excessive au soleil et surtout contre le froid.
Il rend également la vie plus difficile aux parasites gênants comme les moustiques, les taons ou les tiques grâce à sa densité.
De plus, grâce au sébum sécrété par les glandes sébacées de l’épiderme, le poil est déperlant et protège ainsi la peau contre l’humidité.
La peau du cheval est richement pourvue en nerfs et en glandes. Le poil agit ici comme un « porte-voix » et joue donc un rôle dans la communication avec ses congénères tout en transmettant les stimuli.
Quels problèmes de poil peuvent survenir chez le cheval
Dans l’idéal, le poil d’un cheval en bonne santé est lisse et brillant. Selon le mode d'hébergement du cheval, il peut être incrusté de saleté, collé ou poussiéreux. C'est normal chez les chevaux vivant au pré ou en stabulation libre. Lors de la mue, le cheval perd naturellement davantage de poils.Vous pouvez alors soutenir votre cheval. grâce à un pansage adapté. Ces deux facteurs ne constituent donc pas à eux seuls un signe direct de problème de peau.
Des zones dégarnies, une crinière ou une queue abîmée par les frottements ou encore des zones croûteuses ou sanguinolentes peuvent êtres les premiers signes d'un problème de peau.Un cheval qui se gratte tout le temps peut également présenter des problèmes de peau : les frottements répétés peuvent abîmer la crinière, la queue et endommager le peau. Un cheval qui se gratte fréquemment la queue peut finir par l’abîmer à cause des frottements répétés.
Causes des problèmes de peau
Un équipement mal ajusté qui provoque des frottements, comme la selle, les couvertures ou les guêtres.
L’âge du cheval : chez les chevaux âgés, la mue est souvent plus difficile et peut durer plus longtemps que chez les jeunes chevaux. Elle peut également être retardée.
Infections cutanées dues à des bactéries (gale de boue, dermatophilose cheval) ou à des parasites.
Mycoses cutanées, comme la teigne chez le cheval, notamment en cas de stagnation prolongée sur des sols humides.
Maladies métaboliques, telles que les affections hépatiques, rénales ou le syndrome de Cushing (PPID).
Affections cutanées non contagieuses comme l’urticaire ou les coups de soleil.
Allergies (allergies de contact, allergie aux insectes ou dermite estivale) ou hypersensibilité, auxquelles le cheval réagit par des modifications du poil.
Une forte infestation parasitaire peut également être à l’origine d’un poil terne, ébouriffé et sans éclat.
En particulier lorsque les problèmes de peau sont causés par des bactéries, des virus ou des parasites, il est important d’en identifier rapidement la cause. C’est la seule façon de mettre en place un traitement adapté à temps et d’éviter la contamination d’autres chevaux. Pour établir un diagnostic correct, faites examiner votre cheval par un vétérinaire.
Signes caractéristiques des problèmes de peau
La plupart des problèmes de peau présentent un aspect typique et peuvent être facilement identifiés. En cas de doute, contactez votrevétérinaire ou un spécialiste. Les points suivants peuvent vous aider à effectuer une première évaluation :
Modification typique de la peau
Cause possible
Poil terne, sans éclat et hérissé
Indication d’une carence (nutritionnelle) et éventuellement d’une maladie chronique des reins ou du foie
Zones dégarnies, généralement circulaires
Indication d’une mycose
Poil anormalement long et bouclé et problèmes lors de la mue
Indication d’un syndrome de Cushing (PPID)
Pâturons croûteux et squameux
Indication de gale de boue ou d’autres infections bactériennes
Crinière abîmée par les frottements, parfois avec des lésions cutanées sanguinolentes
Indication de dermite estivale
Queue abîmée par les frottements
Indication d’une infestation parasitaire
Poil squameux avec parfois de petites croûtes
Indication de la présence d’acariens
Pour quels problèmes de peau l’alimentation du cheval peut-elle aider ?
L’alimentation joue effectivement un rôle important dans l’aspect du poil. Certains problèmes peuvent être résolus grâce à une optimisation de la ration. Certaines maladies de peau courantes chez le cheval, comme la teigne ou la dermatophilose, peuvent également affecter directement la qualité du poil.
Problèmes liés à la mue
Deux fois par an, votre cheval traverse une période de mue. Au printemps, il se débarrasse de son poil d’hiver pour se préparer aux mois plus chauds. À partir de la fin de l’été, son poil s’épaissit de nouveau pour former un manteau protecteur contre le froid et l’humidité pendant les mois d’hiver. L’organisme de votre cheval s’adapte ainsi à la saison suivante. Chez les chevaux en bonne santé, la mue dure généralement de 4 à 6 semaines.
Cependant, elle ne se déroule pas toujours sans difficulté, car le métabolisme fonctionne alors à plein régime. Si votre cheval est âgé ou présente un système immunitaire affaibli, cela peut représenter une charge supplémentaire pour l’organisme. Plus le métabolisme de votre cheval fonctionne efficacement, plus la mue se déroule facilement.
Soutenez votre cheval durant cette période en le brossant régulièrement et en retirant les poils morts et irritants à l’aide de brosses ou de peignes adaptés.
Le saviez-vous ? Beaucoup d’exercice et une exposition suffisante à la lumière du jour stimulent la circulation sanguine et le métabolisme, ce qui favorise la mue.
Une alimentation ciblée peut également aider votre cheval pendant cette phase. Pour une mue optimale, il a besoin d’énergie, de nutriments essentiels à la formation du poil et de vitamines supplémentaires, notamment les vitamines E et A.
Problèmes de peau dus aux allergies ou à une hypersensibilité
Le système immunitaire est capable d’identifier et d’éliminer les substances nocives. Lorsque le système de défense réagit à des substances qui ne sont pas directement dangereuses, on parle d’allergie. Il existe de nombreuses formes d’allergies, par exemple :
Allergie de contact : petits boutons à gonflements
Allergie aux mouches et aux insectes : dermite estivale
Allergie cutanée : différentes formes de réaction pouvant provoquer une démangeaison chez le cheval
Allergie des muqueuses : écoulement aqueux des naseaux et des yeux
Allergie alimentaire : boutons
Pour un diagnostic et un traitement appropriés, consultez toujours votre vétérinaire. Si votre cheval présente une démangeaison persistante et que vous vous demandez comment soulager les démangeaisons de votre cheval ou comment soulager un cheval qui se gratte, il est essentiel d’en identifier d’abord la cause.
Ne surchargez pas le métabolisme de votre cheval avec trop d’aliments concentrés. Couvrez ses besoins principalement avec du fourrage et de l’herbe. Si un apport supplémentaire en aliment concentré est nécessaire, choisissez, selon l’allergie, des aliments à teneur réduite en sucre et en amidon, avec une proportion élevée de protéines digestibles.
Soutenez également votre cheval en cas de problèmes de peau et de poil avec des plantes aux propriétés reconnues pour apaiser les troubles cutanés. Les graines de nigelle, le chardon-Marie, le pissenlit, la sauge et l’ortie sont particulièrement recommandés. Ces plantes peuvent être distribuées en continu ou sous forme de cure.
Alimentation & santé
Sucre et amidon : causes de la fourbure chez le cheval
Sucre et amidon : causes de la fourbure chez le cheval
Pour de nombreux propriétaires de chevaux, la fourbure chez le cheval fait partie des diagnostics les plus redoutés. Cette inflammation du sabot, de plus en plus répandue, est aussi éprouvante pour nos chevaux que pour nous qui les accompagnons au quotidien.
Il est donc essentiel de reconnaître rapidement une crise de fourbure, de savoir comment réagir, de mettre en place un traitement de la fourbure chez le cheval avec l'aide de son vétérinaire, et de limiter les risques en amont grâce à une prévention adaptée.
Qu’est-ce que la fourbure ?
La fourbure est une affection de la couche de liaison entre la capsule cornée et l'os du pied, c'est-à-dire l'appareil suspenseur de la troisième phalange. Une forte inflammation du podophylle se développe, provoquant un gonflement et perturbant la circulation sanguine dans le sabot. Ce gonflement ne peut pas s'évacuer, car la capsule cornée est rigide et ne peut pas se dilater, ce qui crée une forte pression interne. Cela entraîne une douleur intense à la pression, très éprouvante pour votre cheval.
Si l’inflammation continue de progresser, la circulation sanguine limitée empêche le sabot de recevoir les nutriments dont il a besoin. L’appareil suspenseur de la troisième phalange peut alors se relâcher. Sans traitement, cette inflammation douloureuse entraîne l’affaissement de la troisième phalange et, à terme, ce que l’on appelle le « déchaussement ». Lors du déchaussement, le cheval subit une perte complète de la capsule cornée.
Causes de la fourbure chez le cheval
Les raisons pour lesquelles un cheval développe une fourbure ne sont pas encore totalement élucidées, et les causes peuvent être multiples. Les vétérinaires estiment que, dans de nombreux cas, la fourbure apparaît dans le cadre d’une alimentation inadaptée. Elle peut également survenir comme complication de maladies telles que le diabète ou d’autres troubles métaboliques, comme le syndrome de Cushing ou le SME, mais aussi à la suite de contraintes importantes, d’un stress intense ou d’une intoxication.
Fourbure d’origine alimentaire
Dans le cas d’une fourbure liée à l’alimentation, les déclencheurs sont les sucres, notamment les fructanes, et/ou l’amidon, et non les protéines comme on le pensait autrefois. Une surcharge permanente en sucres et en amidon dans l’alimentation, dépassant les besoins individuels du cheval, peut donc avoir de lourdes conséquences.
L’alimentation du cheval en cas de fourbure joue donc un rôle central, aussi bien dans la prévention que dans l’accompagnement des chevaux à risque. L’objectif est de limiter les apports excessifs en sucres et en amidon, tout en couvrant les besoins essentiels du cheval avec un fourrage adapté, un aliment minéral et, si nécessaire, un aliment concentré pauvre en sucres et en amidon.
Quel rôle jouent le sucre et l’amidon dans la fourbure d’origine alimentaire ?
« Selon les connaissances les plus récentes, le principal responsable de la fourbure d’origine alimentaire est le fructane, un sucre complexe formé dans l’herbe », explique l’expert en alimentation Vincent Hinnen, membre de l’équipe Pavo Grooming Team, une équipe d’experts qui accompagne gratuitement les propriétaires de chevaux chez Pavo. Il s’appuie notamment sur les recherches du professeur australien Christopher Pollitt.
Le fructane, un sucre complexe aussi appelé polysaccharide, est produit par la photosynthèse, un processus métabolique qui a lieu dans les graminées. Il sert de réserve d’énergie temporaire à la plante : lorsque celle-ci produit un excès d’énergie qui ne peut pas être utilisé immédiatement pour sa croissance, cette énergie est stockée provisoirement dans la plante sous forme de fructane.
« Le lien entre fourbure et protéines a été établi à tort parce que la maladie apparaissait surtout au printemps, une période où l’herbe pousse et contient beaucoup de protéines », précise le vétérinaire Dr Jürgen Bartz. Auteur de plusieurs ouvrages spécialisés, il est également membre de l’équipe Pavo Grooming Team.
Les conséquences d’un excès de fructanes chez le cheval
Les variations de la teneur en fructanes dans l’herbe sont considérables : par temps frais et ensoleillé, cette teneur peut être jusqu’à 200 fois plus élevée que lors de journées chaudes, couvertes ou pluvieuses. Vincent Hinnen avertit : « Les concentrations les plus élevées de fructanes sont à prévoir par temps ensoleillé et froid, lorsque les températures nocturnes sont descendues sous les 5 °C, lorsque les prairies ne sont pas fertilisées avec un engrais spécifique pour pâtures équines, ou en période de sécheresse extrême. »
Les protéines, en revanche, ne posent pas de véritable problème, même lorsqu’elles sont consommées en grande quantité de façon saisonnière. Le vétérinaire Dr Bartz explique : « Le cheval peut gérer un excès temporaire. Cela ne lui nuit pas s’il a été progressivement habitué à l’herbe et préparé à ce pic temporaire. » Le vrai problème est ailleurs, souligne Vincent Hinnen : « La flore intestinale du gros intestin ne peut pas traiter de grandes quantités de fructanes. » Le vétérinaire Dr Bartz ajoute également : « Les composants énergétiques de grandes rations d’aliments concentrés riches en amidon et en sucres, en particulier l’orge et le maïs purs, ne peuvent pas être entièrement décomposés dans l’estomac et la première partie de l’intestin grêle. Une partie arrive donc dans le gros intestin de manière incomplètement digérée. »
Vincent Hinnen explique la suite du processus en termes simples : « La masse partiellement digérée ou non digérée est dirigée vers le gros intestin, où vivent les bactéries responsables de la digestion des fibres brutes et des glucides. En raison de cet excès de glucides, ces bactéries se multiplient de manière explosive et produisent de l’acide lactique comme sous-produit. Cela modifie le pH, qui passe de 7, neutre, à une valeur pouvant descendre jusqu’à 6, donc vers un milieu acide. Il en résulte une mort massive des bactéries qui digèrent les fibres brutes et les glucides. Leur destruction libère des toxines, appelées endotoxines. En même temps, les conditions acides endommagent la paroi intestinale. Les toxines et l’acide lactique passent alors dans la circulation sanguine. Résultat : tout l’organisme s’acidifie progressivement. »
Ce mécanisme entraîne également les processus qui suivent dans le sabot : une inflammation aiguë du podophylle apparaît, pouvant ensuite provoquer l’affaissement et la rotation de la troisième phalange, souvent irréversibles et très douloureux. En d’autres termes, la fourbure peut être la conséquence d’un excès permanent de sucre et d’amidon.
Quand le risque de fourbure dû à un excès de fructanes est-il le plus élevé ?
La quantité d’énergie stockée temporairement dans la plante dépend de plusieurs facteurs, notamment l’intensité de l’ensoleillement, la chaleur, le moment de la journée et l’espèce végétale. Soleil et chaleur signifient croissance de la plante et peu de fructanes restants dans l’herbe. Le soleil associé au froid entraîne un taux élevé de photosynthèse, mais la plante ne pousse pas, ou très peu. L’excès d’énergie est alors stocké sous forme de fructanes, 90 %, et d’amidon.
Facteurs de fourbure / risque de fourbure
Conditions météorologiques
Croissance de la plante
Assez faible risque de fourbure
Temps doux et humide avec ciel couvert
Faible production d’énergie avec croissance accrue et dégradation des réserves de fructanes
Faible risque de fourbure
Temps chaud et sec avec ciel couvert
Faible production d’énergie avec faible croissance
Risque moyen de fourbure
Temps chaud et sec avec soleil
Production d’énergie légèrement accrue et stockage de fructanes avec faible croissance
Risque élevé de fourbure
Temps froid ou gelé, sec, avec ciel couvert
Stockage accru de fructanes sans croissance
Très fort risque de fourbure
Temps froid ou gelé avec soleil
Très forte production d’énergie et très fort stockage de fructanes sans croissance
Autres causes de fourbure chez les chevaux
Certaines études ont montré que les chevaux atteints de diabète, c’est-à-dire les chevaux souffrant d’une résistance à l’insuline, présentent un risque accru de développer une fourbure. En cas de résistance à l’insuline, le sucre ingéré n’est pas stocké dans les cellules, malgré une production d’insuline fortement augmentée. Le taux d’insuline durablement élevé peut alors déclencher une fourbure.
Les chevaux trop gros, par exemple ceux qui souffrent du syndrome métabolique équin, SME, ainsi que les chevaux atteints du syndrome de Cushing équin, présentent souvent un diabète comme affection associée. Ces deux maladies sont donc fréquemment liées à la fourbure, en raison de la résistance à l’insuline et de la libération de substances favorisant l’inflammation par le tissu adipeux. Dans ces cas également, la fourbure est finalement causée par une alimentation non adaptée à la résistance à l’insuline.
Il existe également ce que l’on appelle la fourbure de surcharge. Elle survient lorsque le cheval reste constamment debout sur un sol dur et s’il compense une boiterie/blessure en reportant l'essentiel de son poids sur le membre opposé, le risque de fourbure augmente. Cette surcharge chronique exerce une pression et perturbe la circulation sanguine dans le sabot. Le risque est d'autant plus élevé lorsqu'il s'agit d'un antérieur, davantage sollicité dans le soutien du poids du cheval. La fourbure de surcharge ne peut pas être influencée par l’alimentation.
Il existe aussi la fourbure toxique, souvent provoquée par des plantes toxiques comme l’if ou l’érable sycomore, mais les moisissures présentes dans les aliments peuvent également perturber fortement l’organisme du cheval. Comme dans le cas de la fourbure liée à l’alimentation, l’organisme du cheval s’acidifie, ce qui influence l’apparition d’une inflammation dans le sabot.
Cheval fourbu : symptômes et premiers secours en cas de crise de fourbure
La fourbure débute souvent par des signes discrets, faciles à manquer au premier regard. Mais si vous observez attentivement votre cheval, vous pouvez rapidement reconnaître les signes d’une fourbure.
Symptômes typiques de la fourbure :
La démarche de votre cheval est altérée. En raison des fortes douleurs, il soulage la pince du sabot et reporte surtout son poids sur les talons.
La posture de votre cheval change légèrement. En essayant de se soulager, un cheval atteint se tient souvent légèrement penché vers l’arrière.
Les premières boiteries sont visibles. Les chevaux atteints de fourbure posent chaque sabot très prudemment et avec hésitation, d’abord sur les talons. Les tournants sont également presque impossibles pour les chevaux souffrant de fourbure aiguë.
Les sabots sont très chauds, en particulier au niveau de la capsule du sabot et de la couronne.
Une forte pulsation est souvent perceptible au niveau du boulet.
Les chevaux atteints de fourbure présentent souvent aussi une température corporelle légèrement élevée, voire de la fièvre, en raison du processus inflammatoire dans les sabots.
Lors d’un test à la pince à sonder, votre cheval montre des réactions douloureuses nettes.
Si la fourbure progresse et devient chronique, des stries transversales et des lignes blanches apparaissent sur les sabots.
La forme des sabots peut évoluer au cours de la fourbure : une cassure apparaît au niveau de la paroi en pince.
Une crise de fourbure provoque des douleurs énormes chez votre cheval. Contactez donc immédiatement votre vétérinaire si vous reconnaissez les symptômes mentionnés.
En cas de cheval fourbu, il ne faut pas chercher à régler la situation avec un simple remède maison. La fourbure est une urgence vétérinaire : les mesures comme le refroidissement des sabots, le repos sur sol souple et la limitation des déplacements peuvent aider à soulager le cheval en attendant le vétérinaire, mais elles ne remplacent pas un diagnostic ni un traitement adapté.
Que faire en cas de fourbure chez le cheval ?
Après avoir contacté votre vétérinaire, le soutien et le soulagement de la douleur de votre cheval sont prioritaires.
Refroidissez les sabots et les membres de votre cheval. Cela le soulage beaucoup et aide également à réduire la douleur. Si vous ne disposez pas d’un tuyau avec de l’eau froide courante, ou si votre cheval ne garde pas les sabots dans un seau, vous pouvez aussi poser un pansement de sabot et l’arroser régulièrement d’eau froide.
Ne déplacez pas inutilement votre cheval : chaque appui du sabot est très douloureux. Même après une crise de fourbure, le cheval ne doit être remis en mouvement qu’une fois totalement exempt de boiterie. Le mieux est d’en discuter avec votre vétérinaire et de commencer par des promenades au pas comme première forme d’exercice.
Prévoyez un sol particulièrement souple et un box généreusement paillé.
Si votre cheval est couché, ne le forcez pas à se lever dans la panique. Il souhaite probablement simplement soulager brièvement ses sabots douloureux. Patientez jusqu’à l’arrivée de votre vétérinaire.
Une fois sur place, votre vétérinaire examinera votre cheval en fonction des symptômes observés. Si le stade de la fourbure n’est pas tout à fait clair, ou si votre vétérinaire souhaite déterminer jusqu’où la fourbure a déjà progressé, il réalisera une radiographie.
Une fois le diagnostic posé, votre vétérinaire vous présentera le traitement le mieux adapté. En règle générale, la fourbure chez le cheval est traitée par des mesures orthopédiques. Il est également possible qu’une partie du sabot soit râpée. Ce n’est pas grave pour votre cheval, au contraire, cela aide à soulager le sabot. Des plâtres et des hipposandales peuvent être utilisés. Dans de nombreux cas, des médicaments antidouleur et favorisant la circulation sanguine sont également administrés.
Si la fourbure est reconnue rapidement, une amélioration peut souvent être observée après seulement quelques jours. Dès que la boiterie disparaît et que la troisième phalange ne s’est pas déplacée, la fourbure est considérée comme guérie.
En cas de fourbure très avancée, le traitement peut prendre plus d’un an. D’autres complications, comme des inflammations osseuses, peuvent apparaître et fortement éprouver votre cheval. Il est donc essentiel de reconnaître rapidement la fourbure et de la faire traiter correctement par votre vétérinaire.
Alimentation du cheval en cas de fourbure : 5 conseils
Vous pouvez soutenir au mieux votre cheval prédisposé à la fourbure grâce aux conseils suivants.
1. Ne laissez pas votre cheval à risque de fourbure aller au pâturage directement le matin les jours à la fois froids ou gelés et ensoleillés. Avec ce type de météo et à ce moment de la journée, les concentrations de fructanes les plus élevées sont à prévoir.
2. Ne mettez pas les chevaux à risque de fourbure directement et trop longtemps sur des prairies fraîchement fauchées. Comme les fructanes sont stockés en concentrations nettement plus élevées dans les brins d’herbe courts que dans les feuilles, les chevaux qui broutent une prairie fraîchement fauchée peuvent, dans certaines conditions, absorber beaucoup plus de fructanes. D’un autre côté, lorsque la pousse est plus faible, le cheval peut ingérer moins d’herbe, ce qui réduit le risque de fourbure. Privilégiez donc plutôt une pâture bien entretenue avec une proportion de feuilles suffisante. Vous pouvez également y parvenir en utilisant exclusivement des semences spécialement conçues pour les pâtures équines lors du semis ou du sursemis.
3. Limitez le temps de pâturage, surtout chez les chevaux prédisposés à la fourbure. Veillez toutefois à fournir à votre cheval atteint ou à risque de fourbure suffisamment de fourrage pauvre en sucres et en amidon. Si vous ne disposez pas d’assez de fourrage, vous pouvez aussi couvrir les besoins de votre cheval avec des substituts de fourrage. Les snacks de fourrage Pavo FibreNuggets Hard sont également idéaux pour prolonger les temps d’ingestion et offrir une occupation supplémentaire. La longue activité de mastication augmente d’une part la satisfaction de votre cheval et favorise d’autre part une bonne digestion.
4. Adaptez l’alimentation de votre cheval à temps avant la saison de pâturage afin d’éviter un excès de sucres et d’amidon.
5. Si votre cheval a besoin d’un aliment concentré en plus de l’herbe et du fourrage, privilégiez des aliments pauvres en sucres et en amidon, comme le muesli aux herbes Pavo Care4Life, le muesli Pavo EasyMix ou le muesli polyvalent Pavo Nature’s Best. Pavo SpeediBeet et Pavo FibreBeet sont également idéaux pour l’alimentation des chevaux et poneys prédisposés à la fourbure, car les pulpes de betterave ne contiennent pas d’amidon et très peu de sucres. Pourtant, leur valeur énergétique est comparable à celle des céréales. Si votre cheval a besoin de protéines supplémentaires pour développer sa musculature en plus de son régime pauvre en sucres et en amidon, les mélanges de fourrage riches en fibres avec une teneur accrue en protéines conviennent également. Pour un apport complet en vitamines, minéraux et oligo-éléments dans le cadre d’une alimentation réduite en concentrés, Pavo DailyFit ou Pavo Vital sont adaptés.
Le choix d’un produit adapté à un cheval sujet à la fourbure doit toujours se faire en fonction de ses besoins, de son état corporel, de son niveau d’activité et des conseils du vétérinaire. L’idéal est de privilégier des aliments pauvres en sucres et en amidon, riches en fibres, et de veiller à un apport suffisant en vitamines, minéraux et oligo-éléments.
Prévenir la fourbure chez le cheval : mesures essentielles
Une prévention optimale est essentielle pour éviter que votre cheval ne développe une fourbure. Les conseils suivants peuvent vous aider à réduire le risque :
Si votre cheval est trop gros, il doit impérativement perdre du poids. Vous avez besoin d’aide ? Nous vous recommandons alors le programme minceur Pavo InShape. Dans ce programme complet, nous vous donnons de précieux conseils pour accompagner votre cheval dans une perte de poids progressive grâce à son mode de vie, son alimentation et un plan d’entraînement optimal.
Les besoins énergétiques de votre cheval devraient être couverts en priorité par un fourrage de qualité, comme le foin. Chez de nombreux chevaux, un apport supplémentaire en aliment concentré n’est souvent pas nécessaire. Si vous souhaitez malgré tout donner un aliment concentré, proposez à votre cheval des aliments pauvres en amidon et en sucres, comme Pavo InShape Muesli ou le muesli aux herbes Care4Life. Attention : les besoins en vitamines, minéraux et oligo-éléments doivent impérativement être complétés en cas d’alimentation exclusivement à base de fourrage ou de faible apport en concentrés. Pavo DailyFit, en cas d’absence ou de faible quantité de concentrés, ou Pavo Vital, en cas de faible quantité de concentrés, conviennent par exemple très bien.
Évitez les « friandises » comme les bonbons pour chevaux sucrés, ou les quantités excessives de fruits et de carottes. Si vous souhaitez tout de même récompenser votre cheval de temps en temps, proposez uniquement des friandises saines et pauvres en sucres, avec modération.
Évitez les céréales riches en amidon, comme l’avoine, l’orge ou le maïs.
Si votre cheval est particulièrement sensible des pieds, privilégiez les sols souples lorsque vous montez. L’utilisation d’hipposandales peut éventuellement être utile lors des sorties en extérieur, voire un ferrage peut être nécessaire. De manière générale, veillez à offrir des sols souples et amortissants dans le box et au paddock.
Combien de temps dure la guérison d’une fourbure ?
Le temps de guérison d’une fourbure dépend de la rapidité du diagnostic, de la gravité de l’inflammation, de l’éventuel déplacement de la troisième phalange et de la mise en place d’un traitement adapté. Lorsque la fourbure est détectée tôt, une amélioration peut parfois être observée après quelques jours. En revanche, une fourbure avancée ou chronique peut nécessiter plusieurs mois de soins, voire plus d’un an dans les cas les plus sévères. Dans tous les cas, le suivi vétérinaire et maréchal-ferrant est indispensable.
Le risque de fourbure existe globalement tout au long de l’année, mais il varie en fonction des conditions météorologiques. Même si le pronostic est encourageant en cas de diagnostic précoce et de traitement adapté, la fourbure reste toujours très douloureuse pour votre cheval. Avec une alimentation et une gestion adaptées aux besoins tout au long de l’année, aussi bien pour les chevaux en bonne santé que pour les chevaux à risque, il est possible de prévenir très efficacement l’apparition d’une fourbure.