Alimentation & Entraînement

Cheval souffrant d’ulcères gastriques ?
Cheval souffrant d’ulcères gastriques ? Voici ce qu’il faut savoir
Les ulcères gastriques sont malheureusement fréquents chez les chevaux et poneys. Des études montrent qu’environ 60 % des chevaux en sont atteints. C’est une affection douloureuse qui a un impact direct sur la santé et les performances. Découvrez ici comment reconnaître, traiter et prévenir les ulcères gastriques.
Comment se forme un ulcère gastrique ?
Les ulcères gastriques sont des lésions inflammatoires de la paroi de l’estomac, qui apparaissent lorsque la muqueuse protectrice est endommagée. Imaginez l’estomac de votre cheval comme une poche de 8 à 12 litres, dans laquelle les aliments arrivent via l’œsophage. L’acide gastrique produit dans l’estomac est nécessaire pour digérer les aliments et éliminer les bactéries indésirables. La moitié inférieure de l’estomac contient des glandes qui sécrètent cet acide, et cette zone est donc recouverte d’un tissu plus résistant à l’acidité. En revanche, la moitié supérieure de l’estomac est tapissée d’une muqueuse beaucoup plus fine et sensible. Cette partie supporte moins bien les éclaboussures acides, ce qui peut entraîner des inflammations locales – les ulcères.
Quels sont les signes d’un ulcère gastrique chez le cheval ?
Il existe plusieurs symptômes pouvant indiquer des troubles gastriques. Ce qui complique leur détection, c’est qu’aucun signe n’est absolument spécifique, et que chaque cheval réagit différemment. Le seul moyen d’en avoir la certitude à 100 % est de réaliser une gastroscopie, un examen au cours duquel le vétérinaire observe l’intérieur de l’estomac à l’aide d’un endoscope introduit par les voies nasales.
Voici les signes les plus fréquents d’un ulcère gastrique :
Refus soudain ou baisse d’appétit
Gaspillage du concentré
Grincement des dents
Bâillements fréquents
Crottins de mauvaise qualité (diarrhée)
Réactions douloureuses au toucher du ventre ou au sanglage
Coliques discrètes, surtout juste après avoir mangé du concentré
Robe terne
Fatigue inhabituelle
Difficulté à soutenir l’effort
Temps de récupération très long
Amaigrissement
Changements de comportement (nervosité, agressivité)
Tic à l’appui ou à l’air
Si vous suspectez des ulcères gastriques, contactez toujours votre vétérinaire.
Traitement des ulcères gastriques chez le cheval
Une fois le diagnostic établi par le vétérinaire, les ulcères peuvent généralement être traités efficacement avec des médicaments. La substance active oméprazole est couramment utilisée : c’est un inhibiteur de la pompe à protons qui réduit rapidement et efficacement la production d’acide gastrique, permettant ainsi à la muqueuse de cicatriser.
La durée et l’efficacité du traitement dépendent non seulement de la gravité des ulcères, mais aussi de l’alimentation, du mode de vie, et des conditions d'entraînement. Le traitement d'éventuelles maladies sous-jacentes est également essentiel si celles-ci sont à l'origine des ulcères. En cas de doute sur le traitement, consultez toujours votre vétérinaire.
Conseils pour prévenir les ulcères gastriques chez le cheval
1. Fournir du fourrage grossier de qualité et en quantité suffisante
Contrairement à l’homme, le cheval ne produit de la salive que lorsqu’il mâche. Cette salive aide à neutraliser l’acidité de l’estomac. S’il mâche peu, il produit peu de salive, et le risque d’ulcères augmente. Il est donc important que le cheval ait toujours quelque chose à grignoter et qu’il dispose en continu de fourrage (y compris la nuit). Le fourrage joue également un rôle tampon contre l’acidité gastrique, ce qui réduit les éclaboussures d’acide.
2. Éviter le stress
Le stress libère des substances qui rendent la muqueuse gastrique encore plus sensible. Réduisez autant que possible les sources de stress en respectant les besoins fondamentaux du cheval : fourrage en continu, liberté de mouvement quotidienne, et contact social avec ses congénères. Les transports, le travail intensif ou les compétitions peuvent être très stressants. Dans ces situations, vous pouvez soutenir la fonction gastrique avec un complément équilibrant comme Pavo GastriCover.
3. Adapter la gestion du concentré
Si votre cheval a besoin de concentré en plus du fourrage, choisissez un aliment conçu pour les chevaux à l'estomac sensible, comme Pavo Ease&Excel ou Pavo GastricEase. Ease&Excel est une muesli complète pour chevaux de sport réalisant un travail modéré à intense. GastricEase convient aux chevaux non ou peu actifs.
Quelques conseils de gestion alimentaire :
Répartissez les repas de concentrés en au moins 3 portions par jour
Ne donnez pas de concentré à jeun : toujours commencer par le fourrage
Limitez les apports en sucres et amidons (max. 1 g/kg poids vif/jour)
Pour favoriser la mastication, mélangez le concentré à une base de fibres comme Pavo DailyPlus
4. Soutien supplémentaire en cas de traitement médicamenteux
Certains médicaments (notamment les anti-inflammatoires) peuvent fragiliser la muqueuse gastrique, rendant l’estomac plus sensible à l’acidité. Si votre cheval prend des médicaments, il peut être judicieux de soutenir l’estomac de manière temporaire avec un complément comme Pavo GastriCover, qui aide à neutraliser l’excès d’acidité et favorise une muqueuse saine.
5. Éviter un entraînement trop intensif
Un travail intense peut provoquer une compression gastrique, poussant l’acide du fond de l’estomac vers la partie supérieure, moins bien protégée. C’est encore plus vrai si l’entraînement a lieu à jeun : sans “coussin” de fibres, les projections acides sont accrues. Il est donc recommandé de donner un peu de fourrage avant l’effort, et d’éviter de donner du concentré dans les 2 heures précédant le travail.
Conseils alimentaires pour les chevaux à l'estomac sensible
Une ration équilibrée repose toujours sur un apport suffisant de fourrage de qualité. Pour les chevaux sensibles, vous pouvez soutenir la santé gastrique avec des aliments et compléments spécifiques.
Aliment complet
Vous cherchez un aliment complet qui soutient l’estomac tout en couvrant les besoins en vitamines et minéraux ? Selon le niveau d’activité de votre cheval, optez pour :
Pavo Ease&Excel (muesli pour chevaux de sport, travail moyen à intense)
Pavo GastricEase (muesli pour chevaux peu ou non actifs)
Complément équilibrant
En complément de l’aliment, vous pouvez utiliser Pavo GastriCover, qui favorise une fonction gastrique saine. Ce complément convient à tous les chevaux ayant un estomac sensible. Idéal en cas de stress, médication ou en soutien ponctuel. Attention : un complément n’est jamais un substitut à la ration de base.
Fibres supplémentaires
Pour enrichir la ration en fibres digestes, choisissez Pavo SpeediBeet ou FibreBeet. Ces produits sont à base de pulpe de betterave déshydratée sans sucre. Riche en pectine (prébiotique), elle forme un film protecteur dans l’estomac et favorise la croissance de bonnes bactéries intestinales. Un double bénéfice ! Ces fibres à tremper favorisent aussi la prise de poids. Pavo FibreBeet, plus riche en protéines, est particulièrement adapté aux chevaux à reconstituer.
Alimentation & Entraînement

Électrolytes pour chevaux
Électrolytes pour chevaux : quand faut-il compléter en sel ?
Surtout pendant les mois d'été, lorsqu’il fait chaud, les chevaux perdent beaucoup de sel en transpirant. Ce n’est pas uniquement le cas des chevaux de sport : une simple sortie en extérieur peut déjà entraîner une carence en sel. Mais quelle quantité de sel un cheval a-t-il réellement besoin ? Et quand et comment faut-il le complémenter ?
L’importance de la transpiration
Les chevaux supportent bien la chaleur, car ils peuvent évacuer l’excès de température en transpirant. La transpiration est essentielle pour rafraîchir le corps. Elle forme une fine couche d’humidité qui s’évapore, ce qui abaisse la température corporelle. Si un cheval ne peut pas transpirer, par exemple s’il manque d’eau dans son organisme, il risque une surchauffe. Lorsqu’un cheval transpire, il perd non seulement de l’eau, mais aussi des sels corporels, c’est-à-dire des électrolytes. Ces électrolytes jouent un rôle clé dans la régulation de l’eau dans le corps et permettent même au cheval de transpirer. Boire permet de compenser la perte en eau, mais qu’en est-il des sels minéraux ?
Que sont les électrolytes ?
Chez les humains, l’apport en sel est souvent trop élevé, mais chez les chevaux, c’est généralement l’inverse. Surtout l’été, une grande quantité de sels corporels est perdue par la sueur. Le cheval perd principalement du sodium, du potassium, du chlorure, du calcium et du magnésium. Les protéines contenues dans la sueur du cheval forment une couche sur le poil, ce qui favorise l’évaporation. On reconnaît souvent cela à la mousse blanche formée sous l’effet de la friction, au niveau de l’encolure et entre les membres.
Voici combien de sueur votre cheval peut perdre par jour
Score de transpiration
Ce que vous observez chez votre cheval
Perte moyenne de sueur
Perte de sel par jour
1
Sous la selle, partiellement sec et partiellement humide et collant. L’encolure est collante et les flancs légèrement plus foncés que d’habitude.
1–4 litres
2–7 cuillères à café
2
Sous la selle et sur l’encolure, le cheval est mouillé. Quelques zones de mousse autour de la selle, là où les rênes frottent l’encolure et entre les postérieurs.
4–7 litres
7–12 cuillères à café
3
Sous la bride, sur l’encolure et les flancs, le cheval est visiblement mouillé, avec des taches de mousse.
7–9 litres
12–16 cuillères à café
4
L’encolure et les flancs sont complètement mouillés. Zones humides au-dessus des yeux. Mousse blanche entre les postérieurs.
9–12 litres
16–21 cuillères à café
5
Idem au score 4, avec en plus de la sueur qui coule au-dessus des yeux et du ventre.
12–18 litres
21–32 cuillères à café
Source : Zeyner et al. 2013 ; Weight losses in exercised horses, a pilot study
Complémenter les électrolytes
En cas de carence en électrolytes, le cheval absorbe et retient moins bien l’eau, ce qui peut entraîner une déshydratation. L’élasticité de la peau diminue également, l’endurance baisse, et le cheval devient mou et apathique. À une température d’environ 20 °C, un cheval perd environ 4 litres d’eau et 30 grammes de sel par heure lors d’un effort léger. En buvant suffisamment, il compense la perte hydrique. Mais la supplémentation en sel est une autre histoire. Le fourrage contient très peu de sel. Comme les chevaux de sport ont souvent un besoin accru en sel, nous avons augmenté la teneur en sodium et en magnésium dans nos produits pour chevaux de sport. Malgré cette hausse, il reste recommandé d’administrer un complément en électrolytes si vous travaillez intensivement avec votre cheval et qu’il transpire beaucoup. Ajouter du sel de cuisine (chlorure de sodium) ne compense que le sodium et le chlorure, pas tous les électrolytes perdus par une sudation importante.
Un bloc ou une pierre à lécher peut aussi apporter du sel, mais il a été démontré que l’absorption de ce sel varie fortement. Donner un complément équilibrant spécifique pour chevaux, comme Pavo E’lyte ou Pavo E’lyte Liquid, est une meilleure solution. Ces compléments ne contiennent pas seulement du chlorure de sodium, mais aussi d’autres sels corporels que votre cheval perd en transpirant. Pavo E’lyte est un complément en électrolytes, et Pavo E’lyte Liquid est une boisson de récupération contenant des électrolytes et du glucose, qui aide votre cheval à récupérer rapidement après un entraînement intense ou une compétition.
👉 Lisez ici la différence entre Pavo E’lyte et Pavo E’lyte Liquid.
Quand faut-il ajouter du sel ?
N’ajoutez pas systématiquement du sel chaque jour, mais seulement en cas de chaleur ou d’effort important. En donnant les électrolytes avant l'entraînement ou la compétition, votre cheval pourra en tirer un bénéfice maximal, sans commencer déjà avec une éventuelle carence. Vous n’avez pas à craindre un surdosage : l’excédent est simplement éliminé dans l’urine. Toutefois, une trop grande quantité de sel chaque jour peut favoriser l’apparition d’ulcères gastriques, ou aggraver des lésions déjà existantes. Et surtout : veillez à ce que votre cheval ait toujours de l’eau fraîche à volonté. Avec un apport supplémentaire en sel, la soif augmente — il est donc crucial que le cheval puisse boire pour éviter les signes de déshydratation.
Conseils par temps chaud
Donner des électrolytes ne suffit pas toujours en cas de fortes chaleurs. Voici quelques conseils supplémentaires:
Adaptez les horaires de mise au pré
Évitez que votre cheval soit en plein soleil aux heures les plus chaudes de la journée. Sortez-le par exemple la nuit ou tôt le matin. Si cela n’est pas possible, assurez-vous qu’il ait suffisamment d’ombre dans le pré (abri, arbres…).
Crème solaire
Les chevaux ou poneys à peau claire sur le nez peuvent facilement attraper un coup de soleil, ce qui peut être très douloureux. Appliquez régulièrement une crème solaire adaptée !
Complétez l’alimentation
La chaleur peut dessécher l’herbe, la rendant jaune et pauvre en nutriments. Complétez alors avec du foin ou des substituts de fourrage comme Pavo DailyPlus (mélange de fibres) ou nos bouchons de foin comme Pavo FibreNuggets (à tremper) ou Pavo FibreNuggets Hard (à distribuer secs).
Complémenter avec des vitamines et minéraux supplémentaires, comme Pavo Vital ou les biscuits Pavo DailyFit, est toujours recommandé lorsqu’aucun aliment concentré n’est donné.
Avantage supplémentaire : les fourrages à réhydrater apportent aussi de l’eau à votre cheval !
Assurez une eau fraîche et suffisante
Un cheval adulte d’environ 600 kg peut boire entre 40 et 60 litres d’eau par jour en période de chaleur. Veillez donc à toujours fournir de l’eau propre et renouvelée quotidiennement. En cas de forte chaleur, nettoyez idéalement l’abreuvoir chaque jour. Attention toutefois à ne pas laisser le cheval boire trop d’eau froide juste après l’exercice, car cela peut provoquer des coliques.
Adaptez l'entraînement
Il est déconseillé de s’entraîner intensément par temps très chaud. En montant tôt le matin ou tard le soir, vous soulagez l’organisme du cheval. Si cela n’est pas possible, veillez à bien le rafraîchir après la séance.